Le président burundais Évariste Ndayishimiye aurait été sollicité par son homologue congolais Félix Tshisekedi pour prendre contact avec plusieurs figures de l’opposition congolaise dans la perspective d’un éventuel dialogue politique national, selon plusieurs sources burundaises concordantes.
D’après ces informations, cette initiative viserait à explorer les possibilités d’un cadre de concertation destiné à répondre à la crise politique et sécuritaire que traverse la République démocratique du Congo. Les mêmes sources affirment que ce dialogue pourrait inclure la coalition AFC/M23, tout en excluant l’ancien président Joseph Kabila.
À Kinshasa, deux personnalités de l’opposition, contactées sous couvert d’anonymat, affirment avoir déjà reçu des approches liées à cette démarche. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été obtenue ni auprès de la présidence congolaise ni auprès des autorités burundaises au moment de la publication de cet article.
Ces contacts interviendraient dans un contexte marqué par la préparation d’une mobilisation politique annoncée pour le 8 juillet prochain. Selon plusieurs sources, certains responsables de l’opposition congolaise auraient été invités à se rendre au Burundi à l’initiative du président Ndayishimiye avant cette échéance.
Du côté du regroupement de l’opposition C64, une source interne indique qu’aucune position définitive n’a encore été arrêtée concernant une éventuelle participation à des discussions. « Une option finale sera prise dans les prochaines heures après la réunion », a déclaré cette source.
Cette séquence politique intervient alors que les débats autour d’un dialogue national se multiplient en RDC.Plusieurs initiatives régionales et internationales, notamment les processus de Washington et de Doha, cherchent à favoriser une désescalade dans l’Est du pays et à créer les conditions d’un règlement durable du conflit impliquant l’AFC/M23.
Jusqu’à présent, les contours d’un éventuel dialogue inclusif restent toutefois sujets à de nombreuses spéculations. Aucune annonce officielle n’a été faite concernant un mandat confié au président burundais ni sur la participation effective des différentes composantes politiques et sécuritaires concernées.
HERVÉ KABWATILA





























































