Lydia Kat Natshimbuy est une figure montante de la scène politique en République démocratique du Congo, particulièrement dans la province du Haut-Katanga. Son parcours est marqué par un double engagement dans la gestion publique et le militantisme politique.
Décrite comme une « révélation féminine » qui inspire la jeunesse et les femmes par son charisme et sa détermination, Lydia Kat Natshimbuy s’impose avec charisme, intelligence et détermination dans le paysage politique de la province cuprifère. Modèle de leadership féminin, elle compte parmi les rares femmes dont l’engagement et la constance suscitent l’estime.
Diplômée en santé publique à l’université MONASH UNIVERSITY SOUTH AFRICA de l’Afrique du Sud. Après quelques années d’expérience professionnelle et de lutte politique, Madame Kat Natshimbuy a gravi les échelons jusqu’à occuper en 2024 le poste de commissaire provinciale en charge du travail, emploi et prévoyance sociale au sein du gouvernement Kyabula 1 dans le Haut-Katanga. Elle est aussi Fondatrice et coordonnatrice nationale de l’ONG SADHE.
Haut cadre de l’UDPS à Lubumbashi, au sein de la Fédération 3, elle assure avec rigueur et efficacité ses fonctions de vice-présidente de la Ligue des femmes, un rôle qu’elle porte avec une maîtrise politique reconnue et un profond sens du devoir. Actrice de terrain, elle conjugue parole et action, cultivant l’écoute, la proximité et la recherche de résultats concrets.
De son engagement envers l’émancipation des femmes et de la jeunesse, Son action s’inscrit dans un contexte où la participation des femmes aux instances de décision en RDC reste un défi majeur, les femmes n’occupant environ que 7,2 % des postes de haut niveau à l’échelle nationale. En affirmant que « le combat pour l’émancipation de la femme congolaise aujourd’hui est à la fois réel, courageux, mais encore inachevé ».
« Il y a des avancées importantes. De plus en plus de femmes s’imposent dans des domaines longtemps dominés par les hommes : politique, entrepreneuriat, médias, administration. Des figures comme Judith Suminwa Tuluka ou encore Jeanine Mabunda illustrent cette progression vers des postes de responsabilité. On observe aussi une prise de parole plus forte des femmes, notamment chez les jeunes générations, qui revendiquent leurs droits et leur place dans la société. »
Des défis de l’émancipation de la femme congolaise
A l’en croire, les défis restent nombreux et profonds dont les inégalités persistent dans l’accès à l’éducation, à l’emploi, et aux opportunités économiques. Les violences basées sur le genre, les pesanteurs culturelles et certaines mentalités continuent de freiner cette évolution. Dans plusieurs milieux, la femme est encore perçue à travers des rôles traditionnels limités. »
Et d’ajouter :
« Ce combat est donc une transition, entre tradition et modernité entre reconnaissance légale et réalité sociale entre discours politiques et application concrète. Ce qui est marquant aujourd’hui, c’est que ce combat n’est plus silencieux. Il est porté par des associations, des activistes, mais aussi par des femmes ordinaires qui, au quotidien, changent les choses dans leurs familles, leurs communautés et leurs carrières. » a-t-elle martelé
L’émancipation de la femme congolaise avance selon Lydia Kat, mais demande de plus en plus une volonté politique plus forte une éducation qui valorise l’égalité dès le jeune âge et surtout un changement des mentalités, chez les hommes comme chez les femmes.
Se joignant à d’autres femmes du Haut-Katanga, Madame Kat a profité de l’occasion pour dénoncer le recul de l’émancipation de la femme dans la composition du gouvernement Kazembe 1 qualifiant la faible représentativité des femmes comme un mépris flagrant envers l’exigence d’inclusion et d’égalité. « À ce rythme, on ne construit pas l’avenir, on enterre les progrès durement acquis. » précise-t-elle
Par ailleurs, parlant des difficultés de la femme en milieu politique, partant de son expérience, elle relever quelques obstacles qui rendent son parcours plus difficile que celui des hommes notamment :
- Les pesanteurs culturelles
- Le manque de soutien politique et financier
- La faible représentation
- Les pressions sociales
Message aux femmes ambitieuses en politique
« Aux femmes congolaises qui rêvent de faire leur place en politique, le message est simple mais puissant : croyez en votre légitimité. La politique n’est pas un domaine réservé aux hommes. Votre voix, votre vécu et votre vision sont indispensables pour construire une RDC plus juste et équilibrée. Ensuite, formez-vous et informez-vous. La politique demande de la compétence, de la maîtrise des dossiers et une bonne compréhension des réalités du pays. Plus vous êtes préparées, plus vous êtes difficiles à ignorer. »
Et de conclure :
« Il faut aussi avoir un mental solide. Le chemin ne sera pas facile : critiques, obstacles, parfois même découragement. Mais la persévérance fait la différence. Comme on le dit souvent, la politique est un combat d’endurance. Entourez-vous bien. Construisez un réseau, cherchez des mentors, travaillez en équipe. Le soutien est essentiel pour évoluer et tenir dans la durée. N’attendez pas qu’on vous donne la place, prenez-la. Engagez-vous, participez, osez-vous présenter, osez parler. Chaque pas, même petit, compte.
JAMES KABWE































































