La Chambre haute du Parlement a adopté séance tenante, vendredi 03 juillet, le Projet de loi autorisant la ratification du nouvel Accord international sur le cacao, signé le 2 juin 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Lors de la présentation de l’économie de cet accord, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku a expliqué que celui-ci entend offrir à la République démocratique du Congo plusieurs avantages stratégiques notamment une participation à la gouvernance mondiale de la filière cacaoyère.
Dans son argumentaire, ce membre du gouvernement a affirmé que la ratification ouvre à la RDC, la voie pour participer activement aux décisions relatives à la régulation des prix du cacao sur le marché international.
Réaffirmant l’ambition congolaise de renforcer sa présence dans le secteur, Julien Paluku a rappelé que le présent accord prévoit un appui aux producteurs locaux ainsi que la promotion de la transformation du cacao sur le territoire national grâce au développement de chaînes de valeur.
Concrètement, le pays bénéficiera d’un accès à des données techniques, à des statistiques spécialisées et à d’autres informations stratégiques sur la filière, jusque-là difficilement accessibles en l’absence d’une participation à cette organisation internationale.
Le cacao est l’une des principales cultures de rente de la RDC (Nord-Kivu), avec des milliers de familles dépendantes de cette industrie pour leur subsistance. Cependant, malgré les politiques gouvernementales visant à promouvoir le commerce équitable et le développement durable, le pays continue à faire face à des défis importants en matière d’exportations illicites de cacao.
Les exportations illicites de cacao se produisent principalement en raison de la contrebande transfrontalière vers certains pays voisins à la RDC. Ces perturbations impliquent des conséquences graves sur l’assiette fiscale du pays qui perd environ 60 millions USD chaque année.
Lors de la 58e réunion du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi avait appelé à l’assainissement du climat des affaires dans le secteur de Café, cacao et autres produits agricoles en RDC.
il avait, à cet effet, chargé le gouvernement, de prendre des mesures conservatoires pour stopper toutes les tracasseries, principalement celles émanant des structures et services de l’Etat, et de convoquer une table ronde entre tous les acteurs concernés pour rétablir tout le cadre réglementaire, y compris dans les aspects fiscaux, tant au plan national que provincial afin d’assurer la croissance de la production et des exportations agricoles, créatrice d’emplois et de richesses dans ces provinces.
Mont Carmel NDEO





























































