À Kinshasa comme à Lubumbashi, deux principales villes de la République démocratique du Congo, les autorités ont annoncé l’interdiction de toutes les manifestations politiques de masse incluant marches et meetings, sur la place publique.
Dans la capitale du cuivre, le Maire adjoint Patrick Kafwimbi justifie cette mesure par le souci de « préserver l’ordre public, la quiétude sociale ainsi que le bon usage » des espaces publics.
« Toute réunion à caractère politique ou non politique, organisée par des acteurs politiques et/ou par des jeunes affiliés ou non a des partis politiques, de même que toute marche ou manifestation publique, est interdite sur toute l’etendue de la ville de lubumbashi », indique un communiqué de la Mairie.
Dorénavant, précise l’autorité urbaine, les reunions, rencontres et autres activites des formations politiques doivent se tenir « exclusivement » dans leurs permanences ou sièges officiels.
L’autorité a enjoint aux membres du comité urbain de sécurité, de veiller à l’application sans faille de ladite mesure.
« Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par les lois et règlements de la République », a averti le Maire adjoint dans un communiqué signé le 03 juillet.
Cette interdiction intervient après l’annonce d’une marche pacifique de la coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) à Lubumbashi et dans plusieurs villes du pays.
Initialement prévue le 08 juillet, cette manifestation contre le changement de la constitution a été reportée au 22 du même mois.
Dans la capitale Kinshasa, le ministre de l’Intérieur, Sécurité et Décentralisation, Jacquemain Shabani a interdit les manifestations de masse motivant la mesure par la nécessité de limiter la propagation du virus Ebola.
Mont Carmel NDEO





























































