La Première ministre de la République démocratique du Congo (RDC), Judith Suminwa, est arrivée jeudi 23 juillet 2026 à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le cadre d’une mission gouvernementale de haut niveau destinée à renforcer la lutte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo qui frappe plusieurs provinces de l’est du pays.
Cette visite intervient dans un contexte sanitaire particulièrement préoccupant. Selon les dernières données du ministère de la Santé, l’épidémie, déclarée le 15 mai dernier, a déjà enregistré 2 535 cas confirmés, dont 1 033 décès, franchissant ainsi la barre symbolique des 1 000 morts. Le rapport fait également état de 738 personnes en isolement, 506 guérisons et d’un taux de létalité global de 40,7 %, tandis que le taux de suivi des contacts est évalué à 77,2 %.
Au gouvernorat de la Tshopo, les préparatifs ont été finalisés pour accueillir une importante réunion consacrée à l’évaluation de la riposte à la 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC. Cette rencontre, présidée par la Première ministre, réunit les autorités provinciales, les équipes techniques, les représentants du Système des Nations unies ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers engagés dans la lutte contre la maladie.
Le vice-gouverneur de la Tshopo, Didier Lomoyo, participe également aux travaux. Les discussions portent notamment sur l’évolution de la situation épidémiologique, les défis opérationnels rencontrés sur le terrain ainsi que les stratégies susceptibles d’accélérer la riposte et de limiter la propagation du virus.
Après l’étape de Kisangani, Judith Suminwa poursuivra sa mission à Bunia, Mungwalu et Rwampara, dans la province de l’Ituri, considérée comme l’un des principaux foyers de l’épidémie. Cette tournée s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer sa présence sur le terrain et d’évaluer directement les dispositifs mis en place pour contenir la maladie.
Selon la Primature, cette mission vise à réaffirmer le leadership du gouvernement dans la lutte contre Ebola, à améliorer la coordination avec les partenaires internationaux et à permettre aux décideurs de haut niveau d’apprécier les réalités locales afin de consolider les mesures de prévention, de surveillance épidémiologique et de prise en charge des malades.
La cheffe du gouvernement est accompagnée d’une importante délégation composée notamment de représentants des États-Unis, des agences du Système des Nations unies, du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ainsi que des principaux partenaires impliqués dans la riposte.
D’après le ministère de la Santé, l’épidémie touche actuellement 42 zones de santé réparties dans cinq provinces, à savoir le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, la Tshopo et le Haut-Uele. Malgré les efforts déployés par les autorités sanitaires nationales et leurs partenaires, la progression de la maladie continue de susciter de vives inquiétudes.
Les autorités congolaises espèrent que cette mission de haut niveau permettra d’identifier les obstacles persistants, de mobiliser davantage de ressources et de renforcer les interventions dans les zones les plus affectées.
Face à l’ampleur de la crise sanitaire, le gouvernement réaffirme sa détermination à intensifier les actions de lutte contre Ebola afin de freiner la propagation du virus et de réduire le nombre de décès dans les provinces touchées.
HERVÉ KABWATILA




























































