Des dizaines de déplacés originaires de Goma et de Bukavu ont manifesté mardi devant le gouvernorat du Haut-Katanga à Lubumbashi pour dénoncer leurs conditions de vie précaires et solliciter une intervention urgente des autorités.
Regroupés au sein d’un collectif, ils ont également appelé le gouvernement à renforcer les efforts visant à rétablir la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les violences continuent de provoquer d’importants mouvements de population.
Munis de pancartes et scandant des messages de détresse, les manifestants ont affirmé vivre dans des conditions extrêmement difficiles depuis leur arrivée à Lubumbashi. Selon leurs représentants, de nombreuses familles déplacées peinent à accéder à la nourriture, aux soins de santé et à un logement décent.
« Nous vivons dans l’abandon. Plusieurs familles n’ont plus de quoi se nourrir et les malades ne bénéficient d’aucune prise en charge », a déclaré l’un des porte-parole du collectif lors du rassemblement.
Les déplacés affirment que quatre de leurs compagnons sont déjà décédés à Lubumbashi faute d’assistance adéquate. Ils estiment que leur situation nécessite une réponse urgente des autorités provinciales, du gouvernement central ainsi que des organisations humanitaires.
Au-delà de leurs revendications sociales, les manifestants ont également attiré l’attention sur la situation sécuritaire persistante dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ils ont exhorté les autorités congolaises et la communauté internationale à intensifier les efforts pour mettre fin aux violences qui continuent d’affecter les populations civiles dans l’Est du pays.
Cette manifestation intervient dans un contexte où plusieurs familles déplacées de guerre installées à Lubumbashi réclament depuis plusieurs mois une prise en charge plus conséquente. En avril dernier déjà, des déplacés venus de Goma et de Bukavu avaient organisé un sit-in devant le cabinet du gouverneur du Haut-Katanga afin de solliciter une assistance humanitaire et des solutions durables à leur situation.
Jusqu’à la fin de la journée de mardi, aucune déclaration officielle du gouvernement provincial du Haut-Katanga n’avait été rendue publique concernant les revendications formulées par les manifestants. Toutefois, ces derniers disent rester mobilisés dans l’espoir d’obtenir une réponse concrète à leurs préoccupations.
HERVÉ KABWATILA




























































