La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a affirmé n’avoir joué aucun rôle dans le retour en RDC de 39 personnes renvoyées par les autorités rwandaises, une opération survenue le mercredi 29 juillet 2026 et rendue publique à travers un communiqué publié ce jeudi 30 juillet 2026.
Selon la Mission onusienne, ces personnes figuraient parmi celles qui avaient été précédemment rapatriées au Rwanda dans le cadre du programme de Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réintégration et Réinstallation (DDRRR), un mécanisme mis en œuvre pour faciliter le retour volontaire des ex-combattants étrangers et de leurs familles dans leurs pays d’origine.
Dans son communiqué, la MONUSCO souligne qu’elle n’a été ni consultée ni associée à cette opération de renvoi vers la République démocratique du Congo. La Mission précise que les procédures habituelles de rapatriement vers le Rwanda reposent sur un processus rigoureux de vérification et d’identification des bénéficiaires. Les personnes jugées éligibles sont inscrites sur une liste officielle transmise à la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC), chargée de donner son approbation finale avant leur départ du territoire congolais.
Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par les efforts régionaux et internationaux visant à favoriser la démobilisation des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment les combattants rwandais affiliés aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). La MONUSCO rappelle qu’elle continue d’appuyer les mécanismes de désarmement et de rapatriement volontaire en coordination avec les autorités congolaises et les partenaires concernés.
Aucune réaction officielle des autorités congolaises ou rwandaises n’avait encore été rendue publique au moment de la publication du communiqué.
Toutefois, cette situation soulève des interrogations sur les circonstances du retour de ces 39 personnes ainsi que sur les mécanismes de coordination entre les différentes parties impliquées dans les processus de rapatriement transfrontalier.
La MONUSCO réaffirme pour sa part son attachement au respect des procédures établies et à la transparence dans la mise en œuvre des programmes de désarmement et de rapatriement, considérés comme des outils essentiels pour la stabilisation de la région des Grands Lacs.
HERVÉ KABWATILA



























































