Depuis plus d’un mois, les activités tournent au ralenti et l’administration est paralysée à la Direction générale de la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT). Pour cause, une grève déclenchée par les travailleurs pour exiger le paiement de 17 mois d’arriérés de salaires et l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles.
« Les arriérés concernent 17 mois consécutifs de salaires impayés. Le gouvernement ne doit pas laisser la SCPT devenir un canard boiteux. Nous réclamons plus de 300 millions de dollars et demandons à l’État congolais de nous traiter comme les autres entreprises publiques », a déclaré Jean Makayanga Kalukula, vice-président de la délégation syndicale.
Dénonçant la gestion calamiteuse de l’établissement, les employeurs réclament la démission sans délai de la directrice générale, Sandra Tshibonge Mbiye.
Cette situation a des conséquences lourdes sur le rendement de l’établissement. D’après le syndicat, jusqu’à aujourd’hui, plus de sept tonnes de colis destinés à l’expédition sont encore bloquées à la poste, en raison de la « gestion opaque de la direction ».
« C’est pourquoi les travailleurs ne jurent que par son départ », ajoute Jean Makayanga.
En juin, la direction générale avait dénoncé une grève illégale.
« Nous dénonçons cette grève parce qu’elle est prématurée et inopportune. Dans le protocole d’accord que nous avons signé, nous avions convenu de privilégier le règlement à l’amiable avant toute saisine de l’Inspection générale du travail, et ces procédures n’ont pas été respectées par nos partenaires sociaux », avait déclaré la direction générale de la SCPT.
En RDC, la question de la régularité de la paie des fonctionnaires figure parmi les principaux problèmes de gouvernance de différents gouvernements qui se sont succédés.
Cette semaine, plusieurs administrations notamment l’Inspection Générale du Travail a manifesté pour réclamer six d’arriérés de salaire.
Mont Carmel NDEO




























































