Le dialogue national inclusif annoncé par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ne remettra nullement en cause la souveraineté de la République démocratique du Congo ni l’intégrité de son territoire. C’est ce qu’a affirmé lundi le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, lors d’un briefing de presse tenu à Kinshasa.
S’exprimant au nom du gouvernement, le porte-parole a tenu à clarifier les objectifs et les limites de cette future concertation nationale, présentée comme un cadre de rassemblement des forces vives du pays face aux défis sécuritaires persistants et à l’agression dont la RDC se dit victime dans sa partie orientale.
Selon Patrick Muyaya, ce dialogue vise avant tout à renforcer l’unité nationale et à mobiliser les Congolais autour d’un objectif commun : la défense de la souveraineté nationale. Il a ainsi rejeté toute idée de concession territoriale ou de compromis susceptible de porter atteinte aux intérêts fondamentaux du pays.
« Il n’y aura aucune forme de concession sur un seul millimètre carré de notre territoire », a déclaré le ministre, soulignant que le gouvernement reste déterminé à préserver l’intégrité territoriale de la RDC.
Le porte-parole du gouvernement a également insisté sur la nécessité de mettre fin à l’exploitation illégale des ressources naturelles du pays ainsi qu’aux violences perpétrées contre les populations civiles dans les zones affectées par le conflit.
« Il n’est plus question de laisser nos ressources minières être pillées, plus question du tout de faire une quelconque concession ou de compromission avec ceux qui massacrent nos populations », a-t-il martelé.
Patrick Muyaya a présenté le dialogue national inclusif comme une opportunité de rassembler les Congolais autour d’une vision commune de défense du pays. Il a invité les acteurs politiques, sociaux et institutionnels attachés à la préservation de la nation à prendre part à cette dynamique.
« Nous voulons dialoguer ensemble pour créer un front commun contre l’agression », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation collective face aux menaces qui pèsent sur la sécurité nationale.
Toutefois, le ministre a précisé que cette concertation ne saurait servir de tribune à des positions qu’il considère contraires aux intérêts de la RDC. Il a notamment exclu toute participation visant à défendre les thèses de pays ou d’acteurs accusés par Kinshasa d’être impliqués dans l’instabilité à l’Est du pays.
« Il ne faudrait pas qu’il y ait un Congolais qui vienne siéger dans ce dialogue-là pour défendre les thèses du Rwanda, l’ennemi », a-t-il averti.
Abordant la question des Congolais impliqués, à différents niveaux, dans la crise sécuritaire, Patrick Muyaya a indiqué que le dialogue pourrait également constituer un cadre de réconciliation nationale. Il a laissé entendre qu’une voie de repentance demeure possible pour ceux qui accepteraient de rompre avec toute forme de collaboration avec les forces hostiles à la RDC.
Selon lui, ces compatriotes sont appelés à choisir le camp de l’intérêt national et à contribuer aux efforts visant à restaurer durablement la paix, la sécurité et l’unité du pays.
À travers cette démarche, le gouvernement entend faire du dialogue national inclusif un instrument de cohésion nationale, tout en réaffirmant son attachement à la souveraineté de la République démocratique du Congo et à la défense de ses intérêts stratégiques.
HERVÉ KABWATILA




























































