Le bilan humain s’est alourdi après le tragique incendie du MV/Pacifique, survenu le vendredi 28 août au port de Kigoma, en Tanzanie. Selon les dernières données officielles communiquées par les autorités tanzaniennes, le sinistre a coûté la vie à au moins six personnes, tandis qu’une autre est toujours portée disparue.
Le drame s’est joué vendredi en fin de soirée sur les rives du lac Tanganyika. Le MV/Pacifique, un navire de commerce immatriculé en République Démocratique du Congo (RDC), transportait une importante cargaison de carburant lorsqu’il a soudainement pris feu. L’incendie, d’une rare violence, a déclenché une forte explosion avant que le bâtiment ne sombre définitivement dans les eaux du lac.
Toutes les victimes identifiées faisaient partie de l’équipage du navire. Edward Mabula, le directeur des ports du lac Tanganyika pour la Tanzanie, a précisé que les équipes de secours ont d’abord repêché quatre corps dans les heures qui ont suivi le sinistre. Deux autres dépouilles ont été retrouvées depuis, portant le nombre de décès confirmés à six.
Sur place, la cargaison hautement inflammable a grandement compliqué les premières interventions, menant à la perte totale du navire.
Les opérations de sauvetage et de dragage restent actives dans la zone du naufrage. Les plongeurs et les autorités portuaires tanzaniennes poursuivent leurs efforts pour tenter de localiser le dernier membre d’équipage toujours porté manquant.
Une enquête devra déterminer l’origine exacte de l’étincelle qui a provoqué l’embrasement de ce méthanier, relançant le débat sur la sécurité du transport des matières dangereuses sur le lac Tanganyika, un axe commercial vital entre la RDC et la Tanzanie.
JAMES KABWE




























































