« Rien ne me surprend ». C’est en ces termes que Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux a réagi dimanche, à sa condamnation, à 10 ans de travaux forcés pour détournement de deniers publics adossés au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).
Depuis sa cellule où il purge sa précédente peine, l’ex Garde des Sceaux a rejeté sa condamnation dénonçant la poursuite d’un « complot politique » à son encontre.
« C’est la suite logique au complot politico-judiciaire commencé en avril 2021, ayant débouché sur la première condamnation injuste », a déclaré Constant Mutamba.
Dans sa lettre en manuscrit, le président parti politique NOGEC se dit victime de sa loyauté envers le Président de la République et l’Etat congolais qu’il affirme avoir servi avec « patriotisme ».
« J’ai servi le Chef de l’État et notre pays, la RDC, avec loyauté et patriotisme, à la grande satisfaction de tous. Malheureusement ses collaborateurs ont choisi de me rendre le mal pour le bien, m’attribuant les ambitions présidentielles que je n’ai pas exprimées jusqu’ici », a-t-il regretté.
De son avis, l’entourage du Président Tshisekedi manipulent la justice en montant des dossiers judiciaires avec les fonds du trésor.
« Ils utilisent la justice, les institutions et les moyens de l’Etat salir et ternir mon image dans l’opinion à travers des dossiers judiciaires montés de toutes pièces sans preuve matérielle de détournement de fonds publics »,a renchéri l’ancien ministre.
En outre, il a balayé d’un revers de la main les accusations de détournement de fonds destinés à l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda.
« Les 14 millions n’ont jamais été décaissés. Les 4 millions de l’INCC sont gérés par ce dernier pour la réhabilitation du zoo de Kisangani et dont les travaux sont en cours. Les documentaire de 1h 15 à été réalisé à 650.000 USD. Toutes ces opérations ont été réalisées par le FRIVAO qui est un établissement public autonome. Les prétendus 20 millions us n’ont jamais été détournés. Et le ministre de la Justice n’est pas gestionnaire de ce fonds », a pesté Mutamba dénonçant la violation de ses droits de défense.
« Voilà pourquoi, ils ont escamoté centaines étapes et violé toutes les règles et procédures, me privant même de mon droit de la défense afin d’occulter la vérité », a pesté Mutamba.
Pour lui, cette mainmise de l’entourage du Chef de l’Etat viserait plutôt son élimination physique.
« Même sous les régimes dictatoraux de Hitler et Tito Musoloni on avait jamais assisté à ce genre de procès expéditif contre les acteurs politiques patriotes. Pourquoi condamner quelqu’un qui aurait détourné à seulement 10 ans? C’est est une preuve qu’ils recherchaient plutôt mon élimination physique. La politique de mensoge, de manipulation et d’humiliation contre, les acteurs politiques intègres ne prospèrent jamais », a-t-il conclu.
Au-delà de la peine de 10 ans, Mutamba est interdit de voter, d’accéder aux fonctions publiques ou paragouvernementales quel que soit l’échelon. Il a écopé d’une peine d’exclusion du bénéfice de la libération conditionnelle et de la réhabilitation ainsi que l’ordre de restitution de l’ensemble des sommes détournées.
Mont Carmel NDEO




























































