Près d’une semaine après la marche de la Coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) contre le changement de la constitution, le ministre de la Justice a enjoint à Firmin Mvonde, procureur général près la Cour de cassation, d’ouvrir une enquête judiciaire sur les violences survenues le 15 septembre.
Dans son communiqué daté de ce 21 septembre, le ministre indique que cette enquête couvrira la capitale Kinshasa et toutes villes où des incidents ont été documentés.
« Cette enquête porte sur l’ensemble des faits susceptibles de revêtir une qualification pénale, notamment les actes de violence, les blessures, les destructions, les allégations de décès et les interpellations intervenus dans le contexte de ces manifestations », indique le communiqué.
Il est question d’établir, sur la base des preuves, la matérialité des faits, les circonstances et la responsabilité pénale des personnes impliquées.
« Toute personne interpellée ou mise en cause bénéficie de la présomption d’innocence et le respect des droits de la défense », ajoute la même source.
Dans son communiqué du 17 septembre, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a déploré la perturbation de la marche de l’opposition au niveau de 12e, 11e et 10e rues dans la commune de Limete, réputées bastions de l’UDPS, parti au pouvoir.
Selon cette institution d’appui à la démocratie, des personnes armées de machettes, bâtons et autres objets contondants, ont empêché la progression des manifestants en provenance de l’Échangeur de Limete vers leur point de chute, le siège de l’ECiDé.
« Cette situation a malheureusement donné lieu aux atteintes des droits de l’homme », a souligné Paul Nsampu, président de la CNDH tout en condamnant
le recours à la violence.
De son côté, l’opposition a dénoncé un guet-apens tendu par l’autorité urbaine qui avait pourtant autorisé la manifestation.
Des leaders de la C64 ont accusé la police de s’être coalisée aux forces du progrès ( des jeunes de l’UDPS), pour attaquer les manifestants.
À Kinshasa, le bilan de l’escarmouche avait fait était d’un mort dans le rang de l’ADD Congo, parti de l’opposant et porte-parole de LAMUKA, Prince Epenge ainsi que plusieurs blessés.
En provinces, plusieurs partis politiques ont dénoncé des arrestations arbitraires et la répression policière.
Mont Carmel NDEO



























































