Les engagements financiers destinés à soutenir la riposte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région atteignent désormais environ 2,9 milliards de dollars, selon les données présentées par Africa CDC.
L’annonce intervient à l’issue de la réunion ministérielle G20+, convoquée jeudi 24 septembre à New York par les États-Unis, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Cette rencontre a réuni plusieurs partenaires engagés dans la réponse à l’épidémie et dans le renforcement des capacités sanitaires dans les pays concernés.
Les États-Unis figurent au premier rang des contributeurs annoncés, avec 887 millions de dollars. Ils sont suivis par l’Union européenne, à hauteur de 568 millions de dollars, la Banque mondiale avec 433 millions et le Fonds pandémique, qui a annoncé 221 millions de dollars.
Présente à la réunion, la Première ministre congolaise Judith Suminwa a qualifié l’épidémie d’« épreuve majeure » pour la RDC.
Pour les autorités congolaises et leurs partenaires, l’enjeu ne se limite toutefois pas à la mobilisation de ressources financières. La gestion et l’utilisation effective de ces fonds constituent également un point central de la réponse.
Africa CDC, l’agence de santé publique de l’Union africaine, appelle ainsi à renforcer les mécanismes permettant de suivre les financements annoncés et leur utilisation sur le terrain.
Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a insisté sur la nécessité d’assurer une traçabilité complète des ressources. L’objectif, selon lui, est de pouvoir « tracer chaque dollar », depuis l’engagement financier jusqu’aux services effectivement fournis aux communautés.
L’agence prévoit, à cet effet, de renforcer son mécanisme de suivi financier en collaboration avec le gouvernement congolais et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Cette démarche doit notamment permettre de rapprocher les montants annoncés par les différents partenaires des dépenses effectivement réalisées et des interventions menées dans les zones touchées.
Avec près de 2,9 milliards de dollars d’engagements annoncés, la question de la transparence et du suivi des financements devient ainsi un enjeu majeur de la réponse régionale à Ebola.
Africa CDC rappelle que les promesses financières ne constituent qu’une première étape : leur décaissement, leur utilisation et leur impact auprès des populations devront également pouvoir être vérifiés.
HERVÉ KABWATILA




























































