Le ministre d’État congolais chargé de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a reçu ce vendredi 25 septembre 2026 à Kinshasa l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en République démocratique du Congo, Douglas Carpenter. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération judiciaire et l’accompagnement des principales réformes engagées dans le secteur de la justice.
Au centre des discussions figurait notamment l’opérationnalisation du Tribunal pénal économique et financier (TPEF), présenté par le ministre comme l’un des chantiers prioritaires de son département. La lutte contre la corruption, la modernisation du système pénitentiaire et la transformation numérique de la justice ont également été abordées.
Guillaume Ngefa a présenté à son interlocuteur les réformes en cours au sein du ministère, parmi lesquelles la mise en œuvre du TPEF, le renforcement des mécanismes de lutte contre la corruption et l’opérationnalisation du notariat. Selon les éléments communiqués à l’issue de la rencontre, ces réformes visent notamment à renforcer l’État de droit et la sécurité juridique en République démocratique du Congo.
Le ministre a par ailleurs insisté sur les besoins du système pénitentiaire. Il a sollicité un appui accru pour la construction d’un établissement pénitentiaire moderne à Mbandaka, tout en évoquant les efforts déjà engagés en faveur de la prison de Bunia.
Les discussions ont également porté sur les contraintes financières auxquelles fait face le ministère de la Justice. Les besoins budgétaires annuels du département ont été évalués à environ 50 millions de dollars.
Face à ces contraintes, Guillaume Ngefa a proposé la mise en place d’une concertation avec les partenaires techniques et financiers afin d’identifier des ressources supplémentaires pour soutenir les priorités du secteur.
De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne s’est dit disposé à poursuivre le dialogue et à faciliter les contacts avec d’éventuels partenaires financiers.Les projets liés aux infrastructures pénitentiaires et à la numérisation de la justice figurent parmi les domaines susceptibles de bénéficier de cette démarche.
Les deux parties ont également abordé des questions liées à la justice internationale et à la lutte contre l’impunité. La récupération des avoirs issus de faits de corruption a fait partie des sujets examinés, tout comme la protection des droits humains et des libertés publiques.
La question de la protection de ces droits dans l’espace numérique a également été évoquée, dans un contexte où la transformation numérique du secteur de la justice constitue l’un des axes de réforme présentés par le ministère.
À l’issue de la rencontre, l’Union européenne a réaffirmé sa disponibilité à examiner les possibilités d’appui aux réformes jugées prioritaires dans le secteur de la justice en RDC. Cette coopération devrait notamment se poursuivre autour du financement des infrastructures, de la numérisation et du renforcement des mécanismes judiciaires destinés à lutter contre la corruption et l’impunité.
HERVÉ KABWATILA



























































