Journée de vive tension et de vive émotion ce samedi à l’Hôpital du Cinquantenaire de Kinshasa. Les proches de Manassé Lomboto, ainsi que des cadres de sa famille politique, se sont vus refuser l’accès à la dépouille du jeune militant, compromettant l’organisation des funérailles initialement prévues aujourd’hui.
Sur les lieux, un important dispositif policier a été déployé à l’intérieur et aux abords de l’établissement hospitalier, bloquant toute tentative de retrait du corps.
Face à cette situation, l’émotion était à son comble. La mère de la victime, présente sur place et visiblement bouleversée par le blocage de la situation, a lancé un appel déchirant aux autorités : « Vous avez déjà tué mon fils, remettez-moi mon enfant », a-t-elle martelé en larmes devant les témoins et les médias présents.

Manassé Lomboto a succombé à ses blessures après les violences survenues lors de la marche politique du 15 septembre dernier dans la capitale. Pour ses proches, ce blocage de dernière minute constitue une épreuve supplémentaire de trop.
Pas d’explication claire du côté des autorités, mais selon plusieurs sources ce refus est d’ordre juridique. Le maintien du corps à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire fait suite à une réquisition officielle signée par le Procureur de la République.
Selon ce document, la justice exige la conservation de la dépouille pour les besoins de l’instruction. L’objectif affiché par le parquet est de permettre la réalisation d’examens médico-légaux approfondis afin d’élucider avec précision les circonstances exactes du décès du militant, consécutif aux événements du 15 septembre.
Pour l’heure, la famille et les membres de la C64 se retrouvent dans l’impasse, suspendus aux conclusions de la justice avant de pouvoir enfin rendre un dernier hommage à l’illustre disparu.
JAMES KABWE



























































