Après avoir déclaré urbi et orbi avoir mis fin à la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo, le président américain Donald Trump a été interpellé, lundi, sur la réalité du terrain, marquée par la poursuite de la crise sécuritaire et l’implication documentée du Rwanda dans les violences.
Au cours d’une conférence de presse organisée à la Maison-Blanche, le président Trump s’est brièvement exprimé au sujet de l’accord de paix de Washington signé en décembre 2025 par la RDC et le Rwanda.
Réagissant à la violation de l’accord par le Rwanda, Donald Trump a affirmé que Washington suit de près la situation et agira pour s’assurer que chaque partie respecte ses engagements.
« Nous allons y mettre fin. S’il y a une violation, nous sommes au courant », a-t-il affirmé.
Selon lui, la guerre dans l’est du Congo a pris fin à la signature de l’accord de paix par Kigali et Kinshasa.
« Nous avons mis fin à la guerre entre le Congo et le Rwanda. Les deux pays ont signé l’accord et l’ont tous les deux accepté, donc nous allons voir. Je viens d’en entendre parler il y a peu. S’il y a un problème, nous allons l’arrêter », a-t-il poursuivi.
Cependant, face à la réalité sur la ligne de front, Trump a promis de peser de tout son poids pour que l’Accord soit pleinement respecté.
« Je vais m’assurer que ça marche. C’est ce que je fais : je vais m’assurer que les choses s’arrangent », a conclu le président américain.
Depuis la signature dudit accord, la situation sécuritaire dans l’Est ne s’est jamais améliorée.
Bien qu’une accalmie ait été observée dans le Kivu, les affrontements se sont intensifiés dans les Hauts Plateaux de Fizi, où l’armée congolaise et le M23, appuyé par l’armée rwandaise (RDF), se disputent le contrôle de localités stratégiques, notamment Minembwe et le Point Zéro.
Pourtant, dans le cadre de l’Accord de Washington, le Rwanda s’était engagé à retirer ses troupes déployées aux côtés des rebelles de l’AFC-M23.
De son côté, Kinshasa avait accepté de neutraliser les FDLR, un groupe armé constitué d’anciens instigateurs du génocide au Rwanda.
Depuis lors, le gouvernement congolais a présenté le plan de neutralisation des FDLR.
Récemment, le président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, a salué ce plan en soulignant que les FDLR servent de prétexte pour justifier l’agenda caché du Rwanda.
Mont Carmel NDEO



























































