Le député national Éric Tshikuma a saisi le gouvernement par voie de question d’actualité visant à évaluer l’efficacité des contrôles du travail opérés par l’Inspection Générale du Travail (IGT).
Élu de la circonscription électorale de la Funa à Kinshasa, il demande des réponses précises au ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba notamment sur la chaîne allant des inspections aux sanctions, ainsi que sur le suivi financier des amendes.
La question parlementaire, déposée au Bureau de l’Assemblée nationale le 15 septembre, porte sur le bilan des activités de contrôle menées durant les 24 derniers mois.
Dans sa démarche parlementaire, l’élu de la Funa exige des informations structurées et vérifiables, afin de mesurer l’impact réel des interventions de l’IGT sur le respect de la législation du travail.
Selon le contenu de la question, Éric Tshikuma réclame notamment :
- des comptes rendus et rapports de missions de contrôle effectuées dans les grandes entreprises dont celles du secteur minier ;
- la liste et la nature des infractions relevées lors de ces opérations ;
et surtout les sanctions appliquées aux employeurs déclarés en infraction.
Le parlementaire entend faire la lumière sur l’ensemble du processus : du constat sur le terrain à la conséquence juridique en passant par le traitement administratif des violations des normes professionnelles.
Au-delà des contrôles et des sanctions, Éric Tshikuma place une attention particulière sur la question des amendes perçues.
Le député exige des précisions permettant d’établir leur traçabilité ainsi que de comprendre le circuit administratif et financier lié à leur recouvrement.
Il est également question de savoir comment les décisions prises après constat d’infractions se traduisent, concrètement, sur le plan financier et dans le respect des procédures.
« Nous demandons des comptes précis sur l’efficacité de l’Inspection Générale du Travail (IGT), les rapports de missions de contrôle effectuées dans les grandes entreprises, y compris minières, les sanctions appliquées aux entreprises en infraction et surtout, la traçabilité des amendes perçues », a écrit le député Eric Tshikuma.
Pour le député national, cette initiative intervient alors que les mécanismes de contrôle du respect des normes professionnelles font l’objet d’une réforme au niveau national.
Dans ce contexte, l’élu estime que cette évolution doit être précédée d’un état des lieux documenté.
« La réforme IGT voulue et engagée par le Président de la République nécessite d’être éclairée par cette lumière sur l’état des lieux de 24 derniers mois », a déclaré Éric Tshikuma sur son compte X.
Lors du Conseil des ministres du 10 juillet 2026, le président de la République, Félix Tshisekedi, a engagé un vaste chantier pour réformer en profondeur l’Inspection générale du Travail (IGT).
Félix Tshisekedi a indiqué que ces orientations visent à redonner à l’Inspection générale du Travail, sa valeur d’antan en la replaçant dans son rôle et missions, de mieux faire respecter la législation sociale, protéger les travailleurs, prévenir les conflits sociaux et améliorer le climat des affaires.
La réforme vise à soutenir la construction d’un État protecteur, garant d’une économie compétitive et d’un marché du travail formel, plus attractif et davantage respectueux des droits des travailleurs comme de ceux des employeurs.
Mont Carmel NDEO




























































