Le ministre de l’Intégration régionale de la République démocratique du Congo, Floribert Anzuluni Isiloketshi, a transmis vendredi 02 octobre 2026, à Bujumbura, un message spécial du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à son homologue burundais Évariste Ndayishimiye. La démarche porte sur le processus de paix dans l’Est de la RDC, notamment sur la mise en œuvre du mécanisme de reddition volontaire des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Reçu par le président burundais en qualité d’envoyé spécial du chef de l’État congolais, Floribert Anzuluni était accompagné du Haut représentant du président de la République, Sumbu Sita Mambu, ainsi que d’une délégation congolaise. Les échanges ont notamment porté sur l’état d’avancement du « Protocole de désarmement, démobilisation et de cantonnement des FDLR par la sensibilisation » et sur les prochaines étapes de sa mise en œuvre.
Kinshasa sollicite l’appui de Bujumbura et de l’Union africaine
Selon la cellule de communication du ministère congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni a présenté à Évariste Ndayishimiye les actions déjà engagées depuis l’officialisation du protocole.
« Il était important de présenter au Président Ndayishimiye, en sa qualité de Président en exercice de l’Union africaine et de partenaire stratégique de la RDC, une mise à jour des actions déjà réalisées depuis l’officialisation du Protocole et de recueillir l’accompagnement nécessaire pour la poursuite du processus », a déclaré Floribert Anzuluni, cité par la cellule de communication de son ministère.
La rencontre visait ainsi à obtenir l’accompagnement du Burundi et de l’Union africaine dans la poursuite du processus. Évariste Ndayishimiye exerce actuellement la présidence en exercice de l’organisation panafricaine, tandis que le Burundi entretient une coopération sécuritaire étroite avec la RDC dans le contexte de la crise persistante dans l’Est congolais.
Le processus de reddition volontaire des FDLR constitue l’un des volets abordés par Kinshasa dans le cadre de ses efforts diplomatiques autour de la paix dans l’Est de la RDC.
Le protocole présenté par les autorités congolaises prévoit notamment le désarmement, la démobilisation et le cantonnement volontaire des combattants concernés. Sa mise en œuvre concrète reste toutefois une étape déterminante du processus. Une publication datée du 2 octobre relève qu’aucune opération effective de reddition et de cantonnement des combattants des FDLR n’avait encore été publiquement rapportée.
Pour Kinshasa, l’objectif est de poursuivre les consultations avec les partenaires régionaux afin de créer les conditions nécessaires à l’application du protocole et, plus largement, de contribuer à la stabilisation de l’Est de la RDC.
La mission de Floribert Anzuluni à Bujumbura intervient après plusieurs consultations auprès de dirigeants de la région. Le ministre congolais a notamment rencontré récemment le président angolais João Lourenço et le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, auxquels il a également présenté l’état d’avancement du processus lié aux FDLR.
Cette série de rencontres intervient alors que plusieurs mécanismes diplomatiques sont mobilisés pour tenter de parvenir à une stabilisation durable de l’Est de la RDC. Le dossier reste marqué par des enjeux sécuritaires et diplomatiques impliquant notamment la RDC, le Rwanda, le Burundi et plusieurs organisations régionales et internationales.
À Bujumbura, Kinshasa entend donc maintenir le dialogue avec ses partenaires régionaux et obtenir leur soutien à la poursuite du processus de paix, alors que les autorités congolaises cherchent à concrétiser les engagements pris dans le cadre des différents mécanismes de règlement de la crise.
HERVÉ KABWATILA



























































