Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a décidé d’interdire, à compter du 15 novembre, la navigation des baleinières en bois sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure vise à renforcer la sécurité sur les voies fluviales et lacustres, après une série d’accidents mortels et de naufrages enregistrés ces dernières années.
La décision a été prise sur instruction du vice-Premier ministre, ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, qui a demandé au secrétaire général du ministère de prendre les dispositions nécessaires pour assurer son application.
Selon le communiqué du ministère des Transports consulté par la rédaction de Foxtime.cd, l’interdiction concerne notamment le fleuve Congo, ses affluents, les autres cours d’eau ainsi que les lacs du pays.
« Face à la recrudescence des accidents mortels et des naufrages enregistrés sur le réseau fluvial et lacustre national », le ministre a instruit les services compétents d’interdire, à compter du 15 novembre, la navigation des baleinières en bois sur l’ensemble du territoire national.
Le gouvernement justifie cette décision par la répétition des accidents et des naufrages impliquant des embarcations opérant sur les voies navigables du pays. La mesure entend ainsi renforcer le respect des règles de sécurité dans un secteur qui joue un rôle important dans le transport des personnes et des marchandises en RDC.
Le ministère des Transports devra veiller à la mise en œuvre de cette interdiction sur les différents réseaux concernés. Les autorités sont également appelées à prendre les dispositions nécessaires afin que la nouvelle réglementation soit effectivement appliquée.
Le transport fluvial et lacustre constitue un moyen de déplacement majeur dans plusieurs régions de la RDC, notamment dans les zones où le réseau routier demeure limité. Le fleuve Congo et ses nombreux affluents permettent le déplacement de passagers et de marchandises entre plusieurs localités.
L’interdiction des baleinières en bois pourrait ainsi avoir des répercussions sur les opérateurs du secteur et sur les populations qui dépendent de ces embarcations pour leurs déplacements.
La mise en œuvre de la décision devra notamment tenir compte des besoins de mobilité des populations et de la disponibilité d’embarcations répondant aux exigences de sécurité.
À partir du 15 novembre, les services compétents seront donc chargés de faire respecter cette interdiction sur l’ensemble du réseau fluvial et lacustre national, avec pour objectif affiché de réduire les risques d’accidents et de naufrages.
Il faut noter que, cette décision intervient suite au Drame à Lukolela : 26 morts, 82 disparus et 55 rescapés, les recherches se poursuivent
Le bilan provisoire de la collision survenue sur le fleuve Congo, dans le territoire de Lukolela, province de l’Équateur, s’est alourdi. L’accident impliquant la baleinière H/B Victoire s’est produit dans la nuit de vendredi à samedi, à hauteur de la localité de Ngombe.
Selon les informations recueillies sur place, la baleinière transportait 163 passagers lorsqu’elle est entrée en collision avec une autre embarcation motorisée avant de sombrer.
Les opérations de secours ont permis de retrouver 55 rescapés, qui ont été évacués vers Lukolela-Centre pour y recevoir une prise en charge. Sur les 108 passagers initialement portés disparus, 26 corps ont été retrouvés, tandis que 82 personnes restent introuvables, selon le bilan provisoire disponible.Les recherches se poursuivent sur le fleuve et dans les environs du lieu de l’accident afin de tenter de retrouver d’éventuels survivants et les personnes encore portées disparues.
Les circonstances exactes de la collision restent à déterminer.Une équipe d’enquête est attendue de Mbandaka afin de procéder aux premières investigations et d’établir les causes de l’accident. Dans l’attente des conclusions de cette enquête, les autorités n’ont pas encore établi les responsabilités éventuelles dans cette collision.
Le bilan demeure provisoire et pourrait encore évoluer au fur et à mesure de la progression des opérations de recherche et d’identification des victimes.
HERVÉ KABWATILA




























































