Sept jours après l’échéance annoncée par la ministre du Genre, Famille et Enfants pour mettre fin à la présence des enfants en rupture des liens familiaux dans les rues, la société civile affirme constater leur retour dans plusieurs points du centre-ville de Lubumbashi.
Le phénomène des enfants en situation de rue reste préoccupant à Lubumbashi. Dans son bulletin hebdomadaire publié le 5 octobre, le Cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga, à travers sa thématique Gouvernance sécuritaire et paix (GSP), affirme avoir constaté la présence persistante, voire le retour massif, d’enfants en rupture des liens familiaux dans plusieurs endroits de la ville.
Selon cette structure, les enfants sont notamment visibles aux carrefours Poste, GCM, Ruashi et Kenya.Ces observations interviennent sept jours après l’échéance du 28 septembre annoncée par la ministre du Genre, Famille et Enfants, Coco Kanku Lukengu, pour mettre fin à ce phénomène.
La société civile établit un lien entre ce retour et les opérations menées avant ou pendant la visite du président de la République. Elle estime toutefois que les interventions ponctuelles ne suffisent pas à apporter une réponse durable à la situation.
Le Cadre de concertation appelle ainsi les autorités provinciales et urbaines à renforcer les mécanismes de prise en charge des enfants concernés. Il demande notamment au ministère du Genre, Famille et Enfants de rendre public le bilan de l’opération annoncée pour le 28 septembre.
Au gouvernement provincial du Haut-Katanga, la structure recommande la mise en place de centres d’accueil fonctionnels permettant une prise en charge adaptée.Elle invite également la mairie de Lubumbashi à veiller à la sécurité du centre-ville, tout en assurant la protection des enfants considérés comme vulnérables.
Pour Bertin Tshoz, signataire du bulletin, la question dépasse le seul cadre social. La présence d’enfants dans les rues représente également, selon lui, un enjeu sécuritaire, compte tenu des risques d’exploitation, de délinquance et d’exposition à diverses formes d’insécurité.
La société civile plaide dès lors pour une prise en charge qui ne se limite pas au retrait des enfants des rues.Celle-ci devrait, selon ses recommandations, comprendre l’hébergement, la réinsertion au sein des familles et la scolarisation.
Au-delà des opérations ponctuelles, le débat porte ainsi sur la capacité des autorités à mettre en place un dispositif permanent permettant d’identifier les enfants concernés, de retrouver leurs familles lorsque cela est possible et de leur garantir des conditions favorables à leur réinsertion sociale.
HERVÉ KABWATILA




























































