La République démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo ont franchi une nouvelle étape dans la concrétisation du projet de construction d’un pont route-rail reliant leurs deux capitales. Un protocole d’accord relatif au développement de cette infrastructure a été signé vendredi à Kinshasa, selon un document consulté samedi 10 octobre 2026 par la rédaction de Foxtime.cd.
« Cette avancée s’est matérialisée par la signature, par les deux pays et Africa50, plateforme d’investissement dans les infrastructures, du protocole d’accord relatif au développement du projet », indique une note d’information du ministère des Transports, voies de communication et désenclavement.
Porté depuis plusieurs décennies, le projet de pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville s’inscrit dans le cadre du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) de l’Union africaine (UA). Il bénéficie également du soutien de la Banque africaine de développement (BAD).
L’ouvrage envisagé doit permettre de franchir les quelque 1,5 kilomètre du fleuve Congo séparant les deux capitales, situées de part et d’autre du cours d’eau. Il est destiné à faciliter les échanges entre les deux pays et à renforcer les connexions routières et ferroviaires dans cette partie de l’Afrique centrale.
La signature du protocole d’accord avec Africa50 marque une étape dans le processus de développement de cette infrastructure transfrontalière. Cette plateforme d’investissement spécialisée dans les infrastructures participe à l’avancement du projet aux côtés des deux États.
La réalisation effective de l’ouvrage dépendra toutefois des prochaines étapes techniques, financières et institutionnelles nécessaires à sa concrétisation.
À terme, le pont pourrait contribuer à fluidifier la circulation des personnes et des marchandises entre Kinshasa et Brazzaville, deux capitales parmi les plus proches au monde, mais dont les liaisons directes restent tributaires des moyens de transport disponibles sur le fleuve Congo.
Ce projet est ainsi présenté comme un levier potentiel d’intégration régionale, dans un contexte où le développement des infrastructures de transport demeure un enjeu pour les échanges commerciaux et la mobilité en Afrique centrale.
HERVÉ KABWATILA



























































