Le nouveau mouvement politico-militaire Front pour la Refondation de la Nation (FRN) dirigé par l’ancien président de la République, Joseph Kabila a revendiqué le droit de poursuivre les discussions avec le gouvernement congolais dans le cadre du processus de Doha, au Qatar.
Dans un document daté de ce 14 octobre, le secrétaire général et coordonnateur exécutif, Freddy Kaniki indique que la coalition rebelle Alliance Fleuve Congo et Mouvement du 23 mars (AFC-M23), a été dissoute.
En conséquence, l’AFC-M23 qui menait des discussions avec le gouvernement en vue d’une résolution pacifique de la crise armée dans l’Est du pays, n’existe plus.
À cet effet, le Front pour la Refondation de la Nation dit reprendre « l’intégralité des droits, obligations et engagements » du mouvement AFC-M23 dissout le 12 octobre 2026.
« La signature de son acte constitutif ainsi que le lancement officiel du
FRN consacrent la dissolution de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) à laquelle il succède de plein droit et reprend l’intégralité des droits, obligations et engagements de cette dernière, notamment ceux souscrits dans le cadre des négociations de Doha », indique ledit communiqué.
Toutefois, des analystes estiment que le processus de Doha nécessite des clarifications sur le plan diplomatique.
Selon le professeur Roger-Claude Liwanga qui s’est confié à Actualite.cd, le Qatar, facilitateur des négociations, doit obtenir des garanties écrites concernant le statut du FRN, sa capacité à représenter la partie non gouvernementale et sa volonté d’assumer les engagements existants.
À Doha, le gouvernement congolais et l’AFC-M23 négociaient notamment le cessez-le-feu, la libération de prisonniers politiques ainsi que le rapatriement volontaire.
En dépit de plusieurs rounds, ces engagements peinent à prendre effets sur le terrain. C’est le cas notamment du cessez-le-feu.
Mont Carmel NDEO




























































