Le secrétaire permanent de l’Union sacrée de la nation (USN), André Mbata, appelle les forces politiques de la majorité présidentielle à se mobiliser contre Joseph Kabila Kabange et le Front pour la refondation de la nation (FRN). Dans une déclaration rendue publique le 17 octobre 2026, il préconise également l’organisation de manifestations pacifiques sur l’ensemble du territoire national et au sein de la diaspora congolaise avant la fin du mois d’octobre.
Le secrétaire permanent de l’Union sacrée de la nation (USN), André Mbata, invite les différentes composantes de cette plateforme politique soutenant le président Félix-Antoine Tshisekedi à intensifier leur mobilisation face à ce qu’il qualifie d’agression contre la République démocratique du Congo (RDC).
Dans une déclaration dont une copie est parvenue à la rédaction de Foxtime.cd le samedi 17 octobre 2026, il appelle à l’organisation de manifestations publiques et pacifiques à travers le pays et dans la diaspora congolaise avant la fin du mois en cours.
André Mbata met directement en cause l’ancien président Joseph Kabila Kabange, qu’il accuse d’être impliqué dans la direction de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) et dans la mise en place du Front pour la refondation de la nation (FRN). Selon lui, ces initiatives viseraient à déstabiliser le pays et à servir les intérêts du Rwanda et de ses alliés.
Dans sa déclaration, le responsable de l’USN revient sur la récente sortie médiatique de Joseph Kabila et l’interprète comme une prise de responsabilité directe dans les actions de l’AFC/M23 et du FRN.
« La Nation congolaise a tristement suivi la sortie médiatique de M. Joseph Kabila Kabange, ancien président de la République condamné à mort pour haute trahison, fondateur et commandant en chef de l’AFC/M23 qui, après tous les reniements de ses complices, a finalement été forcé de se dévoiler en décidant de prendre lui-même la direction de l’agression de son propre pays », affirme André Mbata.
Il présente le FRN comme une initiative destinée, selon lui, à défendre les intérêts de l’ancien chef de l’État, du Rwanda et de leurs alliés.
Ces accusations s’inscrivent dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans l’est de la RDC, où l’AFC/M23 contrôle de vastes zones des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Kinshasa accuse Kigali de soutenir ce mouvement rebelle, ce que le Rwanda a contesté à plusieurs reprises.
Pour faire face à cette situation, André Mbata demande aux membres de l’Union sacrée de prendre des dispositions en vue d’une mobilisation sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger.
« Pour contrer les agresseurs, leurs marionnettes et toutes les forces occultes derrière l’agression, le Secrétariat permanent de l’USN vous prie de prendre toutes affaires cessantes les dispositions qui s’imposent afin de vous mobiliser contre l’axe du mal représenté par le rebelle Joseph Kabila Kabange, ses parrains, ses complices et tous les autres traîtres à la patrie », déclare-t-il.
Le responsable politique préconise notamment des manifestations publiques et pacifiques avant la fin du mois d’octobre 2026. Cette démarche vise, selon sa déclaration, à exprimer le soutien des forces de la majorité présidentielle aux institutions du pays et à la défense de son intégrité territoriale.
Il appelle également les Congolais à soutenir les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), la Police nationale congolaise (PNC) ainsi que les groupes de volontaires Wazalendo engagés aux côtés des forces gouvernementales dans les opérations contre les rebelles.
Au-delà de la mobilisation politique, André Mbata remet sur la table la question du statut des anciens présidents de la République, notamment celui de sénateur à vie.
Il estime qu’une éventuelle réforme constitutionnelle devrait prévoir des restrictions concernant les anciens chefs de l’État condamnés définitivement ou ceux qui prennent les armes contre leur propre pays.
« La réforme constitutionnelle à laquelle le peuple congolais appelle de tous ses vœux devrait notamment prescrire qu’un ancien président de la République condamné à titre définitif ou qui prend les armes contre son pays ne puisse pas se prévaloir de la qualité de sénateur à vie », soutient-il.
Cette proposition intervient alors que le débat sur les responsabilités politiques et judiciaires des anciens dirigeants s’inscrit dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires et les divisions politiques en RDC.
André Mbata réaffirme par ailleurs son soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi, élu en 2019 puis réélu en décembre 2023, selon les résultats officiels. Il appelle les membres de l’Union sacrée à faire bloc derrière le chef de l’État pour défendre l’intégrité territoriale du pays.
Dans sa déclaration, le secrétaire permanent de l’USN s’adresse aussi aux acteurs politiques qui réclament depuis plusieurs mois l’organisation d’un dialogue national.
Il estime que la situation sécuritaire actuelle impose à chaque citoyen de clarifier sa position face au conflit.
« Dans les circonstances actuelles de l’agression, chaque Congolaise et chaque Congolais devrait clairement prendre position, y compris ceux qui avaient au départ exigé leur présence au dialogue national, car le silence ou l’inaction constituerait un crime », affirme-t-il.
Cette prise de position traduit la volonté d’André Mbata de placer la défense de l’intégrité territoriale au centre du débat politique et de mobiliser les différentes composantes de la majorité présidentielle autour de cette priorité.
Le Front pour la refondation de la nation a été annoncé le lundi 12 octobre 2026 à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Selon les informations rapportées dans le contexte de cette annonce, Joseph Kabila Kabange en assure la présidence, tandis que Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa occupent les fonctions de vice-présidents.L’émergence de ce mouvement politico-militaire intervient dans un contexte de conflit persistant dans l’est de la RDC, où l’AFC/M23 poursuit son implantation territoriale.
HERVÉ KABWATILA



























































