Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a réaffirmé jeudi la position de son pays concernant tout éventuel transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins. À l’ouverture de la 4ᵉ édition de la Biennale de Luanda, consacrée à la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence en Afrique, le chef de l’État a conditionné toute initiative de cette nature à une consultation populaire par référendum, ainsi qu’à des garanties scientifiques rigoureuses pour préserver les intérêts nationaux et les équilibres écologiques.
« Aucun engagement ne saurait être envisagé en notre nom sans le respect de notre Constitution et de nos lois », a déclaré Félix Tshisekedi, insistant sur la nécessité d’obtenir le consentement du peuple congolais avant toute décision relative au transfert des eaux du fleuve Congo.
Le président congolais a également souligné l’importance de disposer de garanties scientifiques permettant d’évaluer les conséquences de tels projets sur l’environnement et les intérêts de la RDC.
« Nous maintenons comme conditions la consultation du peuple congolais par référendum et des garanties scientifiques rigoureuses pour la préservation des intérêts de notre pays et de ses équilibres écologiques », a-t-il précisé.
Pour Félix Tshisekedi, la transparence constitue un préalable essentiel à toute coopération entre les États concernés. « La confiance entre partenaires exige cette clarté », a-t-il affirmé, estimant que celle-ci doit permettre de rechercher des solutions durables, consensuelles et fondées sur des connaissances scientifiques.
Au-delà de la question du transfert des eaux, le chef de l’État congolais a plaidé pour une approche du développement qui place la paix, le partage équitable des bénéfices et l’amélioration des conditions de vie des populations au centre des politiques de coopération.
« La troisième priorité est d’intégrer la paix dans tous les projets dont les bénéfices sont équitablement partagés. La coopération devient plus solide lorsqu’elle améliore concrètement les conditions de vie », a-t-il déclaré.
« La deuxième priorité est de faire de la coopération autour de l’eau un appui à la médiation et au rétablissement de la confiance entre des communautés qui se méfient les unes des autres. Gérer ensemble un point d’eau ou convenir des règles d’accès à l’irrigation peut ouvrir un espace de dialogue. Ces accords doivent être construits avec les populations concernées, en associant les autorités locales, les femmes et les jeunes, parce que, lorsqu’un différend survient, nous devons pouvoir mobiliser rapidement une expertise technique reconnue et une médiation acceptée par les parties », a soutenu le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, jeudi 22 octobre 2026, à l’ouverture de la 4e édition de la Biennale de Luanda, un forum panafricain de haut niveau dédié à la promotion d’une culture de paix et de non-violence.
Félix Tshisekedi a notamment évoqué les infrastructures liées à l’approvisionnement en eau, soulignant la nécessité pour les pays africains de renforcer leurs compétences techniques, leurs équipements et leurs capacités de maintenance.
Selon lui, la réalisation d’infrastructures ne suffit pas à garantir leur efficacité sur le long terme. Leur entretien et leur fonctionnement continu doivent également être assurés afin qu’elles répondent durablement aux besoins des populations.
Dans cette perspective, le président de la RDC a appelé les partenaires financiers à accroître leur soutien à la préparation des projets, à leur entretien et au renforcement de leur résilience face aux changements climatiques.
Il a également insisté sur la nécessité d’accorder une attention particulière aux territoires touchés par les conflits, où les besoins en infrastructures et en services essentiels demeurent importants.
La participation de Félix Tshisekedi à cette rencontre panafricaine a ainsi été marquée par deux préoccupations majeures : la protection des intérêts de la RDC dans les éventuels projets de transfert des eaux du fleuve Congo et la promotion d’une coopération africaine axée sur la paix et le développement durable.
À travers ses déclarations, le chef de l’État a défendu une approche qui lie les grands projets hydrauliques au respect des cadres constitutionnels et légaux, à l’évaluation scientifique de leurs impacts et à la prise en compte des intérêts des populations.
Signalons que, la Biennale de Luanda, organisée autour de la promotion de la paix et de la non-violence, constitue un cadre d’échanges entre les acteurs africains sur les enjeux de stabilité, de coopération et de développement du continent.
HERVÉ KABWATILA



























































