Le porte-parole du gouvernement central, Patrick Muyaya a confirmé la présence des forces négatives parmi les Wazalendo, dans la ville de d’Uvira, chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu.
Interrogé sur les échauffourées qui ont éclaté entre les membres de la communauté « Banyamulenge » et une frange de Wazalendo, lors de l’inhumation d’un officier FARDC, Patrick Muyaya a mis en garde contre les discours de haine qui mettent en péril les efforts de cohabitation pacifique entre les communautés.
« Je dois rappeler que le colonel Munyamulenge s’il faut que je m’exprime ainsi, était un colonel des FARDC, et donc il n’y a pas besoin qu’autour des obsèques il y ait des situations de cette nature-là. C’est ici donc l’occasion d’inviter les uns et les autres au calme et à l’apaisement », a déclaré d’emblée Muyaya qui insiste sur la discipline et l’ordre.
Le porte-parole a également encouragé les Wazalendo à ne pas perdre de vue leur mission en défendant la patrie et protégeant la population dans sa diversité culturelle et ethnique, aux côtés des FARDC.
« Le terme wazalendo en lui-même signifie patriote. Et ceux qui s’engagent pour la patrie dans cette guerre ne sont pas d’abord forcément ceux qui portent des armes, mais c’est aussi ceux qui font preuve de patriotisme en s’assurant que nous préservons l’équilibre ou la paix entre les différentes communautés. L’une des raisons de cette guerre, c’est le fameux discours de haine ou la fameuse stigmatisation contre nos frères Banyamulenge, qui justifie, en tout cas pour le Rwanda, toutes ces tueries contre une ethnie ciblée, les hutus », a-t-il rappelé.
Selon Patrick Muyaya, les informations fiables font état de la présence de « faux Wazalendo » à Uvira. L’objectif, explique le porte-parole du gouvernement, est de semer la division.
« Malgré le fait que nous sommes dans des pourparlers, nous recevons des informations sur le terrain en termes de réarmement des dispositifs. Il ne faut pas oublier aussi que tous ceux qui se présentent aujourd’hui comme les Wazalendo ne le sont pas forcément », a-t-il développé.
« On peut confirmer qu’il y a des infiltrations de l’ennemi, parce qu’il y a toujours ce besoin de pouvoir fragiliser le bloc interne. Nous connaissons l’attitude de l’ennemi, nous connaissons aussi sa tactique en termes d’infiltration », a-t-il poursuivi.
Nonobstant, le ministre la Communication a annoncé un travail d’identification de tous ceux qui se réclament « wazalendo ».
Mont Carmel NDEO