Le député honoraire Juvenal Munubo, figure du parti AFDC-A, a salué l’élection de la République démocratique du Congo (RDC) au Conseil de sécurité des Nations unies pour le mandat 2026-2027. Dans une déclaration exclusive faite à la rédaction de Foxtime.cd ce samedi 03 janvier 2026, il voit dans cette victoire diplomatique une opportunité pour Kinshasa d’exercer une influence accrue sur les grandes puissances, tout en appelant à une pression internationale pour résoudre les conflits à l’Est du pays, notamment en obtenant le retrait des troupes rwandaises sur le sol congolais.
Juvenal Munubo, ancien député et membre influent de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), a analysé le nouveau statut de la RDC au sein de l’ONU. « Le nouveau mandat de la RDC au Conseil de sécurité de l’ONU est une bonne nouvelle, mais en réalité, ce n’est pas encore une solution directe au problème dans la partie Est de la RDC. C’est aussi une opportunité, et il va falloir que la RDC puisse profiter de cette influence-là, en siégeant au Conseil de sécurité de l’ONU côte à côte avec les États-Unis, la France et les autres grandes puissances, en tant que pays membre non permanent des Nations unies puisqu’il y a cinq pays permanents et les autres sont non permanents », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette position offre un avantage stratégique : « Déjà, c’est un avantage pour la RDC d’autant plus que le fait simplement de siéger avec les pays permanents et les grandes puissances, c’est une belle occasion. Maintenant, il faut exercer au sein du Conseil de sécurité une très grande diplomatie. L’objectif, c’est d’obtenir la pression, car il faut que les grandes puissances auxquelles le Rwanda tend la main et qui soutiennent le Rwanda exercent une grande pression sur le Rwanda pour que la partie Est soit totalement en paix. » a-t-il dit
Juvenal Munubo insiste sur le rôle que la RDC doit jouer pour mettre fin aux tensions régionales. « La présence de la RDC au Conseil de sécurité de l’ONU doit faire en sorte que le processus de Doha et des États-Unis puisse avoir un bon résultat. Cette nouvelle position des Nations unies, c’est pour obtenir auprès des grandes puissances une pression diplomatique nécessaire pour que l’appui au M23 cesse et que les négociations s’accélèrent et se concluent par un accord, c’est-à-dire un accord qui ne doit pas hypothéquer l’avenir du Congo et donc le Congo doit rester un pays uni. » dit-il
Le député honoraire fait référence aux accusations récurrentes de Kinshasa contre Kigali, qui nie soutenir le groupe rebelle M23 actif dans la province du Nord-Kivu. Le processus de Doha, initié par le Qatar, et les médiations américaines visent à apaiser les tensions entre la RDC et le Rwanda, dans un contexte où l’ONU a déjà déployé la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).
HERVÉ KABWATILA































































