Dans un communiqué officiel reçu par notre rédaction récemment dont une copie consultée par la rédaction de Foxtime.cd, a ce jour, la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna, a exprimé sa » plus grande fermeté » face à l’assassinat du professeur Mathieu Abata Diaba, enseignant à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université de Kinshasa (UNIKIN). L’incident tragique s’est déroulé dans la nuit du 7 au 8 janvier, au domicile du professeur situé au Plateau des Professeurs.
Dans son communiqué, la ministre a manifesté sa profonde consternation devant la disparition de cet » éminent intellectuel « . Elle a adressé ses condoléances les plus attristées à la famille biologique du défunt, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire nationale. » Cet acte odieux porte atteinte non seulement à une vie précieuse, mais aussi aux valeurs de notre société et à l’intégrité de notre système éducatif « , a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de la sécurité des acteurs académiques.
Par ailleurs, Mme Mukuna a indiqué que les autorités judiciaires et sécuritaires compétentes ont été » dûment saisies » afin de mener une enquête approfondie. L’objectif est de faire toute la lumière sur ce crime et d’assurer que ses auteurs répondent de leurs actes devant la loi, conformément aux dispositions de la République démocratique du Congo.
Selon des témoignages concordants recueillis sur place, des hommes armés non identifiés ont fait irruption dans la résidence du professeur aux environs d’une heure du matin. Après avoir extorqué une importante somme d’argent et des bijoux à la famille, les assaillants ont ouvert le feu sur Mathieu Abata Diaba, qui enseignait au Département des Lettres et Civilisation françaises. Le professeur a succombé à ses blessures sur les lieux. Les enquêteurs de la police nationale congolaise ont sécurisé la scène du crime et interrogent actuellement les témoins. Aucune revendication n’a été faite pour le moment, et les motivations restent à déterminer. Cet incident s’inscrit dans un contexte de recrudescence des violences urbaines à Kinshasa, où les attaques à domicile sont de plus en plus fréquentes.
Des collègues et étudiants de l’UNIKIN ont exprimé récemment leur choc et leur indignation. Le doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines, joint par téléphone, avait qualifié le professeur Abata Diaba de « pilier de l’enseignement des lettres françaises en RDC, connu pour son dévouement et son expertise « . Une veillée funèbre est prévue dans les prochains jours, et la communauté universitaire appelle à une mobilisation pour exiger plus de sécurité sur les campus.
HERVÉ KABWATILA





























































