Dans une opération visant à protéger les travaux en cours, l’autorité municipale de Kisenso a interpellé plusieurs motocyclistes et chauffeurs qui empruntaient illégalement la route Mulele, actuellement en chantier dans cette commune du centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Selon des témoins oculaires et des sources municipales, la descente s’est déroulée dimanche matin, alors que des véhicules continuaient à circuler sur cet axe malgré les panneaux d’interdiction et les barrières temporaires installées par les équipes de construction. Cette route, longue de plusieurs kilomètres, est en pleine rénovation pour améliorer la mobilité urbaine dans une zone densément peuplée, mais elle n’est pas encore ouverte à la circulation publique.
Le bourgmestre de Kisenso, Godé Atswel, a justifié cette mesure lors d’une déclaration à la presse : « J’ai ordonné l’interpellation des motocyclistes et des chauffeurs qui empruntent la route Mulele alors qu’elle est encore en pleine construction, en violation des instructions formellement établies. Cette mesure vise à garantir la sécurité des usagers, à protéger les ouvriers sur le chantier et à préserver l’intégrité des travaux en cours. Aucun véhicule n’est autorisé à circuler sur cet axe avant son ouverture officielle. »
Les interpellés, dont le nombre exact n’a pas été précisé par les autorités, ont été conduits au poste de police local pour vérification d’identité et audition. Aucun incident majeur n’a été rapporté, mais des amendes pourraient être infligées selon le code de la route congolais. Cette initiative s’inscrit dans une campagne plus large de la mairie pour sensibiliser la population aux risques liés aux chantiers urbains, notamment les accidents potentiels dus à des infrastructures inachevées.
Les travaux sur la route Mulele, financés par le gouvernement provincial, visent à réduire les embouteillages chroniques dans cette partie de Kinshasa. Des experts en génie civil interrogés soulignent que de telles interdictions sont essentielles pour éviter des retards coûteux et des dangers pour les travailleurs. La date d’ouverture officielle de la route n’a pas encore été annoncée, mais les autorités promettent une communication prochaine.
Cette affaire met en avant les défis de la gestion urbaine dans une capitale en pleine expansion, où la pression démographique force parfois les habitants à contourner les règles pour gagner du temps. Les autorités appellent à la patience et à l’utilisation des itinéraires alternatifs mis en place temporairement.
HERVÉ KABWATILA































































