La province du Haut-Katanga est secouée par des tensions politiques, marquée par des affrontements entre divers acteurs politiques aux opinions opposées et leurs partisans. Cette crise impacte non seulement la stabilité des institutions provinciales, mais ralentit également l’élan de développement dans la région.
Depuis plusieurs mois, une guerre de communication, accompagnée des attaques personnelles et une dégradation des mœurs sur les réseaux sociaux fait rage.
Dans ce contexte, le sénateur Christian Kunda Mutoki Salomon a appelé à la moralisation de la vie publique.
Membre du parti Action pour la Rupture et le Développement (ARDEV), il a fustigé l’impact de ces tensions sur la perception des intellectuels dans la sphère politique.
« Il y a des propos qu’un intellectuel ne peut pas tenir. Même s’il a mal étudié, même s’il n’a fait que corrompre à l’université, il a des limites à respecter », a déclaré Kunda Mutoki lors d’une récente allocution.
Il a invité la classe politique à faire le distinguo entre l’engagement politique et la décence.
« Il y a une ligne rouge à ne pas franchir », a-t-il ajouté, soulignant que le langage des hommes et des femmes politiques doit refléter leur formation et leur éducation.
En outre, le sénateur a critiqué l’usage abusif des réseaux sociaux comme plateforme de diffamation. Selon lui, les véritables réclamations doivent être formulées avec respect et intelligence.
« Je refuse de faire une vidéo dans laquelle j’insulte un protagoniste politique », a-t-il insisté, soulignant que la politique ne doit pas se réduire à des attaques personnelles.
Kunda Mutoki appelle à un engagement constructif entre les différents acteurs politique. Il a également insisté sur l’éthique et le respect mutuel.
« Le monde politique ne doit pas vous avaler. Vous avez été très bien formés et demain vous vous retrouvez dans le monde politique, ne faites pas comme tout le monde. Faites différence. Quand on vous voit, on doit pouvoir dire que c’est un intellectuel», a-t-il martelé.
L’appel du sénateur Kunda intervient dans un contexte où le camp du gouverneur suspendu, Jacques Kyabula et celui de l’intérimaire Martin Kazembe Shula, se regardent en chiens de faïence suite aux divergences politiques.
Mont Carmel NDEO































































