Lors de la 76ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 30 janvier 2026, le président Félix Tshisekedi a interpellé le gouvernement sur le non-respect de l’obligation légale imposant aux entreprises de télécommunications de céder 5 % de leur capital social à leurs travailleurs congolais.
Le Chef de l’État a rappelé que cette disposition, inscrite dans la loi n°20/017 du 25 novembre 2020 relative aux télécommunications et aux TIC (succédant à la loi-cadre de 2002), reste largement inappliquée par les opérateurs du secteur.
« Il a rappelé que la loi n° 20-017 du 25 novembre 2020 relative aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication, adoptée pour moderniser et assainir le secteur, consacre des avancées significatives, notamment en faveur des travailleurs congolais. L’article 40 de ladite loi reconnaît expressément le droit des travailleurs congolais des entreprises de télécommunications de participer à hauteur de 5 % au capital social de leurs entreprises », a déclaré Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, en lisant le document.
.
Cette mesure vise à favoriser l’actionnariat salarié et à permettre aux travailleurs de bénéficier directement des dividendes et de la croissance d’un secteur particulièrement rentable en République Démocratique du Congo.
Cette décision du chef de l’État est un signal important autour de l’applicabilité des lois votées.
Le Président a instruit les ministres concernés, notamment celui des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC), de prendre des mesures urgentes pour contraindre les entreprises à régulariser leur situation sous peine de sanctions.
Cette intervention survient dans un contexte de forte pression sur les opérateurs télécoms, également critiqués pour la dégradation de la qualité des services observée au cours du mois de janvier 2026.
JAMES KABWE































































