L’opposant Martin Fayulu a exprimé son indignation face au drame survenu à Rubaya, en date du 28 janvier, où des creuseurs ont perdu la vie suite à un effondrement sur un site minier. Cet incident, qui a coûté la vie à au moins 200 personnes, est attribué aux conditions périlleuses d’exploitation minière dans cette région troublée par la rébellion de l’AFC-M23 soutenue par le Rwanda.
Dans une déclaration faite ce lundi, Fayulu a dénoncé « le pillage du coltan et l’occupation illégale » de cette zone, qualifiant ces facteurs de causes directes des pertes humaines tragiques.
« Des Congolais meurent à cause du pillage du coltan et de l’occupation illégale », a-t-il déclaré.
Le président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé) a aussi appelé à une enquête internationale indépendante pour élucider les circonstances entourant ce drame.
« Une enquête internationale s’impose. Rubaya doit être libérée », a-t-il ajouté.
Le gouvernement congolais a accusé les rebelles de l’AFC-M23 d’avoir forcé les creuseurs artisanaux à intensifier leurs travaux, dans un contexte d’exploitation illicite des ressources naturelles.
Dans son communiqué, Kinshasa dénonce un manquement aux normes de sécurité rappelant que le périmètre de Rubaya sur le site minier de Luwowo, dans l’agglomération de Gasasa, territoire de Masisi (Nord-Kivu) été placé sous un statut « rouge » par les autorités depuis février 2025, interdisant toute activité minière en raison des dangers associés.
En dépit de cette interdiction, des activités de creusage se poursuivent, provoquant un système structuré de pillage de ces ressources précieuses.
Selon le porte-parole du gouvernement, environ 112 à 125 tonnes de coltan y sont extraites chaque mois dans des conditions irrégulières, la majorité étant acheminée vers le Rwanda sans aucune traçabilité ou autorisation.
« Les activités minières exercées dans ce contexte d’occupation armée constituent un système structuré de pillage et d’exploitation illégale des ressources naturelles, inscrit dans une chaîne d’approvisionnement illicite d’ampleur industrielle, allant de l’extraction à la commercialisation frauduleuse des minerais au profit du Rwanda, comme l’attestent les dernières statistiques disponibles », a indiqué Patrick Muyaya.
En juin 2025, plus de 300 civils avaient déjà perdu la vie dans des circonstances similaires dans le même périmètre minier.
Mont Carmel NDEO































































