Le président de la Ligue des jeunes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Amisi Makutano, est sorti de son silence pour réagir à l’interpellation du secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Emmanuel Shadary Ramazani. Il a également répondu aux spéculations et réactions suscitées par les interventions médiatiques de l’épouse de ce dernier au moment de son arrestation.
S’exprimant publiquement, Amisi Makutano a tenu à minimiser la polémique autour de l’absence médiatique actuelle de la femme d’Emmanuel Shadary. Selon lui, cette dernière n’a plus de raison de s’exposer dans les médias, dans la mesure où la situation de son mari est connue.
« La femme du secrétaire général du PPRD, Emmanuel Shadary Ramazani, ne vient plus passer à la télévision, pourquoi ? C’est tout simplement parce qu’elle sait là où se trouve son mari. Ses enfants savent également où est leur papa. Arrêtons de diaboliser la situation », a déclaré le responsable de la jeunesse de l’UDPS.
Dans son intervention, Amisi Makutano a également insisté sur le principe d’égalité devant la loi, affirmant qu’Emmanuel Shadary Ramazani et Aubin Minaku, autre cadre du PPRD, doivent être traités comme tout autre citoyen congolais.
« Emmanuel Shadary Ramazani et Aubin Minaku sont comme tous les autres Congolais. S’ils sont reprochés de quelque chose, ils doivent être mis de côté pour être jugés sur les faits qui leur sont reprochés », a-t-il souligné.
Réagissant aux accusations de dérive autoritaire portées contre le pouvoir en place, Amisi Makutano a rejeté catégoriquement l’idée d’un régime dictatorial sous le président Félix Tshisekedi. Il a, à cette occasion, établi une comparaison avec la période où Joseph Kabila était à la tête du pays.
« Dire que le régime tshisekediste est dictatorial, c’est faux et archi-faux. À l’époque de l’ancien président Joseph Kabila, lorsqu’on était arrêté pour des faits liés à la déstabilisation des institutions de la RDC, le lendemain on pouvait être retrouvé mort quelque part. Aujourd’hui, ils ont une grâce, car les membres de leur parti savent là où ils se trouvent », a-t-il affirmé.
Pour Amisi Makutano, la transparence actuelle autour du sort des personnes interpellées constitue, selon lui, une preuve que l’État de droit progresse en République démocratique du Congo, contrairement aux pratiques du passé.
HERVE KABWATILA































































