Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema, siégeant en procédure de flagrance, a procédé mardi à l’identification de 96 présumés bandits urbains, communément appelés « Kulunas », poursuivis pour des faits qualifiés de terrorisme. L’audience s’est tenue à la maison communale de Kintambo, au centre de la capitale congolaise.
Réunis sous haute sécurité, les prévenus ont comparu devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema dans le cadre d’une audience publique consacrée à leur identification. Cette étape procédurale marque le début de l’instruction judiciaire dans une série de dossiers liés à l’insécurité urbaine qui affecte plusieurs communes de Kinshasa.
Selon les autorités judiciaires, les 96 accusés sont poursuivis notamment pour des actes de violence armée, d’extorsion, de vol à main armée et de participation à des groupes criminels organisés, des faits requalifiés en infractions de terrorisme au regard de leur gravité et de leur impact sur l’ordre public.
L’audience s’est déroulée en présence des représentants des forces de l’ordre, des autorités locales ainsi que de nombreux habitants de Kintambo, venus assister à cette séance exceptionnelle délocalisée. Chaque prévenu a été appelé à décliner son identité complète, son lieu d’origine et son domicile, conformément à la procédure en vigueur.
Cette comparution s’inscrit dans le cadre des opérations de lutte contre le banditisme urbain lancées par les autorités congolaises afin de restaurer la sécurité dans la capitale. Ces opérations ont conduit à l’arrestation de plusieurs dizaines de jeunes soupçonnés d’appartenir aux gangs dits « Kulunas », régulièrement accusés de semer la terreur dans certains quartiers de Kinshasa.
Le tribunal a renvoyé l’affaire à une prochaine audience au cours de laquelle l’examen des faits et l’audition des prévenus se poursuivront. En attendant, les accusés demeurent en détention, conformément à la loi.
Les autorités judiciaires ont, pour leur part, réaffirmé leur engagement à mener ces procès dans le strict respect des droits de la défense et des principes d’un procès équitable, tout en répondant aux attentes de la population en matière de sécurité.
HERVÉ KABWATILA































































