Le gouvernement congolais a condamné l’attaque des installations de Vodacom par les rebelles de l’AFC-M23 à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, désormais devenu le quartier général de la rébellion.
Cette intrusion a des répercussions directes sur le système de paiement des fonctionnaires, qui se trouvent privés de leur alternative de rémunération via M-Pesa.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya a déploré cette attaque qui intervient au moment où les banques payeuses sont fermées dans les zones occupées.
« Les banques sont fermées dans certains territoires du pays sous occupation parce que ceux qui sont là n’ont qu’une seule idée: piller comme à Uvira, Goma, Bukavu et partout où ils passent. Or le principe de la banque c’est la sécurité », a déclaré Patrick Muyaya.
Selon lui, l’attaque de Vodacom qui a entraîné des coupures de communication et d’accès aux services de Mobile Banking, complique davantage la vie des fonctionnaires, qui dépendent de ces services pour retirer leur salaire.
« Pendant que les banques sont fermées, ils se permettent de faire intrusion avec des hommes armés dans les bureaux d’un opérateur des télécoms, couper les communications, compromettre l’accès aux données cellulaires et à l’usage de M-Pesa. Comment voulez-vous que nous puissions continuer à payer nos agents qui sont sur place, qui retirent leur argent grâce au Mobile Banking », a-t-il argué.
Pour le porte-parole du gouvernement, ces actes illustrent une « gouvernance par le crime » instaurée par le Rwanda et son supplétif dans les zones occupées.
Le gouvernement a également pointé du doigt le Rwanda, qu’il accuse d’être l’instigateur derrière la rébellion du M23.
D’après Muyaya, la situation prévalente à Goma et dans d’autres régions occupées est un reflet des méthodes désastreuses mises en œuvre par le régime rwandais.
« C’est une population étouffée qui est encore brimée. Le fils (M23) essaie désespérément de copier les méthodes du père (Rwanda), pays despotique où toute voix dissidente est étouffée de la manière la plus inimaginable, la plus abominable… Ces modèles-là ne seront jamais exportés chez nous », a lancé ce membre du gouvernement.
Kinshasa a réitéré son engagement à soutenir la population des zones sous occupation pour améliorer leur situation et restaurer leur accès à la liberté.
Mont Carmel NDEO































































