Le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, est arrivé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, pour une mission de 72 heures.
Au cours de son séjour, Lacroix s’entretiendra avec le président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi qu’avec des acteurs politiques de l’opposition et des représentants de la société civile, incluant des confessions religieuses. Cette démarche fait suite à la volonté exprimée par le Chef de l’État d’engager un dialogue national inclusif.
Cependant, les conditions posées par le président Tshisekedi, notamment l’organisation du dialogue par les institutions nationales sans la participation des rebelles de l’AFC/M23, suscitent des réactions vives de la part de ses adversaires.
En effet, des opposants exigent une facilitation neutre, une participation inclusive de tous les acteurs notamment les rebelles de l’AFC-M23 afin de contribuer à la résolution durable de la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays avec tous ses corollaires.
Selon des informations disponibles, les rencontres avec les leaders de l’opposition, ainsi qu’avec des représentants de la société civile et de la CENCO-ECC (Conférence épiscopale nationale du Congo – Église du Christ au Congo), visent à explorer des voies de médiation pour sortir de cette impasse politique.
Par ailleurs, la visite de Jean-Pierre Lacroix intervient à un moment où le gouvernement de la République démocratique du Congo et les rebelles du mouvement armé AFC/M23 ont confié à la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco), qu’il supervise, la charge de déployer une mission de surveillance du cessez-le-feu, particulièrement après le retrait des forces du M23 de la ville d’Uvira, chef-lieu du Sud-Kivu. Cette décision a été prise lors d’une récente rencontre entre les deux parties, à Doha, visant à valider le mandant de la CIRGL pour la surveillance du cessez-le-feu.
Parallèlement, le secrétaire général adjoint poursuivra sa mission à Beni, actuel siège des institutions provinciales du Nord-Kivu, épicentre des attaques violentes perpétrées par les terroristes ADF.
La rédaction































































