Le gouvernement provincial de Kinshasa a procédé, ce lundi 09 février 20026, à la démolition des constructions anarchiques érigées dans le bidonville de Pakadjuma, situé dans la commune de Limete, au centre de la capitale de la République démocratique du Congo. L’opération a été menée en collaboration avec l’Office national des transports (ONATRA), propriétaire légal du site, a constaté la rédaction de Foxtime.cd.
Selon les autorités provinciales, cette intervention vise à permettre à l’ONATRA de récupérer un terrain spolié depuis plusieurs années afin de relancer les activités ferroviaires, notamment la circulation des trains, interrompue à la suite de l’occupation illégale de l’emprise ferroviaire.
Sur le terrain, d’importants moyens ont été déployés pour raser les habitations construites sans autorisation. Des engins lourds ont été mobilisés sous la supervision des services urbains et sécuritaires, dans un climat marqué par la tension et l’inquiétude des habitants concernés. S’exprimant devant la presse, un responsable de l’ONATRA a justifié cette opération par la nécessité de rétablir l’autorité de l’État et de préserver le domaine public.
« Nous sommes venus démolir ces constructions anarchiques afin de relancer le train dans les jours à venir. Aujourd’hui, certains Congolais construisent là où ils ne devraient pas. Il est temps de rétablir l’autorité de l’État et de rappeler que l’État existe bel et bien. Si ces constructions illégales n’avaient pas existé, nous n’en serions pas là », a-t-il déclaré.
Les autorités rappellent que l’occupation illégale des emprises publiques constitue une infraction à la loi et entrave le développement des infrastructures stratégiques. Elles annoncent par ailleurs la poursuite des opérations similaires dans d’autres zones de la capitale concernées par des constructions anarchiques.
De leur côté, les habitants de Pakadjuma, majoritairement issus de milieux défavorisés, appellent à des mesures d’accompagnement social, notamment en matière de relogement, afin d’atténuer l’impact humanitaire de ces démolitions.
HERVÉ KABWATILA































































