Une épidémie de rougeole d’une ampleur préoccupante sévit en République démocratique du Congo (RDC), avec 12 960 cas notifiés et 157 décès cumulés depuis le début de l’année 2026, selon un communiqué officiel du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. À la semaine 5 (du 26 janvier au 1er février), 3 165 nouveaux cas ont été enregistrés, principalement dans six provinces, dont le Sud-Ubangi, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
Le ministère de la Santé a alerté sur la gravité de la situation dans son communiqué, soulignant que l’épidémie prend des proportions inquiétantes. « L’épidémie de rougeole prend des proportions inquiétantes avec 12 960 cas et 157 décès cumulés depuis le début de l’année 2026. À la semaine 5 (du 26 janvier au 1er février), 3 165 nouveaux cas ont été signalés. Six provinces, dont le Sud-Ubangi, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, sont les plus touchées », indique le texte officiel, parvenu mardi à la rédaction de Foxtime.cd.
La rougeole, une maladie virale hautement contagieuse, est évitable grâce à la vaccination, mais elle reste un défi majeur dans les régions où l’accès aux soins et aux vaccins est limité. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la RDC a connu des épidémies similaires par le passé, souvent exacerbées par des conflits armés, des déplacements de populations et une couverture vaccinale insuffisante. En 2025, le pays avait déjà enregistré des foyers épidémiques, et les experts redoutent une aggravation en raison de la saison sèche, qui favorise la propagation du virus.
Les provinces les plus affectées, comme le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, sont des zones instables marquées par des violences et des difficultés logistiques, ce qui complique les campagnes de vaccination. Le Sud-Ubangi, frontalier avec la République centrafricaine, est également touché, soulignant les risques de transmission transfrontalière.
Les autorités sanitaires congolaises ont appelé à une intensification des mesures de prévention, notamment la vaccination de routine et les campagnes de sensibilisation. L’OMS et ses partenaires, tels que l’UNICEF, soutiennent les efforts locaux pour contenir l’épidémie.
Cette épidémie rappelle l’importance de renforcer les systèmes de santé en Afrique subsaharienne, où les maladies évitables continuent de causer des pertes humaines évitables.
HERVÉ KABWATILA































































