La démolition du célèbre centre de prostitution de Pakadjuma par les autorités provinciales de Kinshasa lundi 09 février a provoqué ce mardi 10 février 2026 une vive indignation parmi les professionnelles du sexe, plongeant le quartier dans un climat de tension et d’insécurité.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur les réseaux sociaux, les travailleuses du secteur dénoncent une opération menée sans mesures d’accompagnement. » Qu’allons-nous devenir ? Comment allons-nous poursuivre nos activités ? « , s’interroge l’une d’elles, visiblement désespérée.
En signe de protestation, cette dernière affirme avoir décidé de solder ses services à 500 francs congolais. Jusqu’à présent, aucun client ne se serait présenté et aucune réaction n’a été enregistrée du côté de la clientèle habituelle.
La situation s’est brusquement détériorée tôt ce matin, lorsque des violences ont éclaté dans le quartier Pakadjuma, situé dans la commune de Limete.
D’après les informations confirmées par des sources locales, le poste de police de BAT a été attaqué puis incendié par des individus non identifiés.
Dans la confusion, plusieurs motos appartenant à des particuliers ont été brûlées, tandis que d’autres ont été volées. Les habitants rapportent que l’insécurité persiste dans la zone et que le calme n’est pas encore totalement rétabli.
Lors des affrontements, un policier a été violemment agressé. Il a subi une fracture grave au genou après avoir été passé à tabac. Son pronostic vital n’est toutefois pas engagé, selon des sources sécuritaires.
Jusqu’à présent, le gouvernorat de la ville de Kinshasa n’a pas officiellement réagi ni communiqué sur les mesures envisagées pour apaiser la situation ou accompagner les personnes affectées par la démolition. Pendant ce temps, l’inquiétude demeure au sein de la population locale, prise entre colère sociale et insécurité grandissante.
HERVÉ KABWATILA































































