Des directives claires ont été adressées aux magistrats congolais en vue d’intensifier la lutte contre la spoliation des immeubles appartenant à l’État. Ces instructions ont été données lors d’une réunion présidée à Kinshasa par le procureur général près la Cour de cassation, dans le but de permettre à la République démocratique du Congo de recouvrer son patrimoine immobilier et foncier.
Selon Edmond Isofa, procureur général près le parquet de grande instance de la Gombe, le chef du ministère public a appelé les magistrats à s’impliquer activement dans ce combat. « Concernant la spoliation des immeubles et des patrimoines fonciers de l’État, le procureur général près la Cour de cassation a donné des instructions claires et nettes pour que les magistrats s’investissent dans ce combat, afin que l’État puisse récupérer ses biens et que des solutions soient apportées à ces conflits fonciers et immobiliers », a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre.
La question de la spoliation des biens publics demeure un enjeu majeur en RDC, où de nombreux immeubles et terrains de l’État font l’objet d’occupations illégales ou de litiges prolongés, souvent au détriment de l’intérêt général. À travers cette démarche, les autorités judiciaires entendent renforcer l’action de la justice et restaurer l’autorité de l’État sur son patrimoine.
Par ailleurs, la réunion a également porté sur le fonctionnement des cellules chargées de la détention préventive.
D’après Edmond Isofa, le procureur général près la Cour de cassation a souhaité évaluer leur efficacité et rappeler les exigences légales en la matière. « Il a également voulu apprécier avec les magistrats le fonctionnement des cellules chargées de la détention préventive, et des orientations ont été données pour assurer une surveillance accrue de ces détentions », a-t-il précisé.
Ces orientations visent à garantir le respect des droits des personnes détenues et à prévenir les abus liés aux détentions prolongées, tout en renforçant la discipline et la responsabilité au sein des services judiciaires.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme et de redynamisation de l’appareil judiciaire congolais, appelée à jouer un rôle central dans la protection des biens publics et le respect de l’État de droit.
HERVÉ KABWATILA































































