Le procès opposant les habitants de la cellule Golf ISTM de la ville de Kolwezi au gouvernement provincial du Lualaba a débuté devant la Cour d’appel de Kolwezi. Les habitants contestent un projet de démolition de près de 400 maisons identifiées par les services du cadastre et de l’urbanisme comme étant des constructions anarchiques.
Ce procès porte sur trois requetes differentes. Les plaignants accusent d’abord les autorités provinciales de non respect de la procedure d’expropriation et demandent l’annulation de la decision de démolition. Ensuite, ils dénoncent une violation des libertés fondamentales en leur accordant un delai de 72 heures avant la démolition. Enfin, ils sollicitent à la cour l’annulation du communiqué portant sur la demolition des maisons.
La population accuse les autorités d’abus de pouvoir et dénonce une procédure de démolition sans indemnisation adéquate. Certains résidents affirment posséder des titres légaux et appellent au respect de la loi.
Face à l’expiration de la mise en demeure et à l’imminence des démolitions, les riverains ont saisi la justice pour obtenir l’arrêt des opérations.
À la sortie de l’audience, la défense a rappelé l’importance de la voie de recours conformément à la loi. « Il existe toujours des recours contre les décisions que prennent les autorités. La province a donné ses arguments et les habitants ont aussi défendus leur position. Nous pensons que c’est à la cour de prendre la dernière décision » a indiqué Me Donat Kambola à la presse
Le dossier est marqué par des manifestations devant le ministère provincial de l’Intérieur et des accusations de corruption impliquant certains officiels dans la gestion des parcelles.
Le conflit à la base de ce procès s’articule autour d’une décision des autorités provinciales sur la démolition des maisons au quartier Golf ISTM. Une partie de la commune de Dilala localisée près de l’aéroport de Kolwezi.
JAMES KABWE































































