Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a rencontré mercredi 18 février 2026 les étudiants de la faculté de droit de l’Université officielle de Mbuji-Mayi, au chef-lieu du Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo, pour un échange académique axé sur les enjeux juridiques nationaux.
Organisée dans l’enceinte de l’établissement, la rencontre s’est déroulée en présence du corps professoral et d’un large public estudiantin. Le doyen de la faculté de droit, le professeur Dezzy Mukebayi, a présenté l’initiative comme un cadre d’« échanges francs, constructifs et républicains (…) pour garantir un accès effectif et indépendant à la justice »
Au cœur des discussions, le ministre a abordé les implications juridiques du conflit persistant dans l’est du pays. Dans son intervention, Guillaume Ngefa a insisté sur la complexité du cadre normatif applicable, évoquant l’existence d’un « régime juridique hybride » caractérisé par la coexistence du droit international humanitaire et du droit pénal.
« Il est extrêmement important, lorsque vous allez rédiger vos mémoires, de tenir compte de ce régime juridique hybride », a-t-il déclaré devant les étudiants, soulignant la nécessité d’une analyse rigoureuse intégrant les normes nationales et internationales.
Selon le ministre, la compréhension de cette articulation entre les différents corpus juridiques est essentielle pour appréhender les qualifications des faits, la responsabilité des auteurs présumés ainsi que les mécanismes de poursuite.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre les institutions publiques et le monde universitaire. Les échanges ont également porté sur l’indépendance de la justice, les défis liés à l’accès au droit et la formation des futurs praticiens.
Plusieurs étudiants ont pris la parole pour poser des questions relatives à l’application concrète du droit international humanitaire devant les juridictions congolaises et aux perspectives de réforme du système judiciaire.
À l’issue de la séance, les organisateurs ont salué la qualité des débats et réaffirmé la volonté de multiplier ce type d’initiatives, dans un contexte où les enjeux juridiques liés aux conflits armés et à la consolidation de l’État de droit demeurent au centre des préoccupations nationales.
HERVÉ KABWATILA






























































