La fourniture d’électricité de la Zambie vers la République Démocratique du Congo (RDC), particulièrement dans la province du Haut-Katanga, reste extrêmement précaire. Bien qu’un accord de fourniture future de 120 MW ait été signé entre ZESCO (Zambie) et des entités congolaises comme Petrodex LCC, la mise en œuvre effective est compromise par une crise énergétique régionale majeure.
Selon les sources locales la société zambienne Zesco a coupé l’approvisionnement en électricité dans plusieurs territoires du Haut-Katanga notamment à Pweto, Kasenga, Sakania au sud de la RDC en raison de factures impayées accumulées depuis 2018. Cette mesure fait suite à des années de négligence administrative et au non-renouvellement du contrat par la SNEL, malgré des préavis de Lusaka.
Cette crise coute à la Société Nationale d’Électricité (SNEL) de la RDC environ 3 milliards USD en 2025. Cette insolvabilité chronique complique les importations d’énergie depuis le Southern African Power Pool (SAPP).
Les opérateurs miniers du sud-est de la RDC, qui dépendent historiquement de la Zambie pour compenser le déficit de la SNEL, sont les plus touchés par ces restrictions, des milliers de foyers sont aussi plongés dans le noir, entraînant une hausse de l’insécurité.
À noter que la Zambie traverse sa pire sécheresse depuis des décennies, affectant gravement les niveaux d’eau du barrage de Kariba. En conséquence, la production hydroélectrique nationale a chuté à moins de 25 % de sa capacité, forçant le pays à instaurer des coupures de courant pouvant durer jusqu’à 21 heures par jour pour ses propres citoyens.
Pour réduire cette dépendance, plusieurs initiatives sont en développement dans le Haut-Katanga notamment la Centrale solaire de Gujarat DRC , Un projet ambitieux de 248 MWp à Kipushi, dont la finalisation était prévue pour fin 2025/début 2026, vise à alimenter 70 000 foyers ainsi que le projet Interconnecteur Kalumbila-Kolwezi, Une ligne de transmission de 330 kV (capacité initiale de 700 MW) est en projet pour connecter directement le sud de la RDC au réseau sud-africain (SAPP), offrant une alternative plus fiable aux accords bilatéraux actuels.
En attendant la réaction officielle de la Société Nationale d’Électricité, cette crise persistante du courant électrique dans ces zones fortement industrialisées se présente comme un véritable suicide économique pouvant plonger ce coin de la République dans un chaos sans précédent.
JAMES KABWE






























































