Le général Eddy Kapend, commandant FARDC dans la région du Grand Katanga, a fermement condamné l’attitude des dirigeants de la société minière chinoise RUASHI MINING envers le ministre délégué aux anciens combattants , Eliezer Ntambwe.
Lors de sa mission à Lubumbashi, le ministre s’est vu refuser l’accès aux installations de cette société, suspectée de spolier des biens appartenant à des anciens combattants.
En réponse, le général Kapend a appelé les entreprises minières étrangères opérant sous son commandement à respecter les lois de la République ainsi que les autorités établis.
« Nous ne sommes pas les travailleurs de votre entreprise, nous sommes l’État et la défense nationale », a argué l’officier des FARDC.
« Vous, Congolais, qui travaillez avec ces Chinois, devez montrer du respect pour notre patrie en exigeant de vos partenaires qu’ils respectent les lois de notre pays, comme ils respectent celles de chez eux. Vous venez pour travailler, et vous devez respecter l’autorité qui se présente. Lorsque l’autorité arrive, vous refusez son accès sous prétexte qu’elle n’a pas informé », a-t-il ajouté.
Le général a également souligné que la visite d’un ministre délégué à la Défense est stratégique, surtout dans un contexte d’une guerre d’agression dans l’est du pays et des menaces qui pèsent sur cette province, poumon économique du pays.
« quand il y a la guerre, ce sont vos femmes, vos enfants, qui viendront nous avertir, n’est-ce pas ? Quand on vous pille tout le temps, vous criez, et vous ne pouvez pas avoir le respect pour les gens qui souffrent pour vous et qui défendent vos capitaux et vos intérêts. Un ministre chinois peut-il se rendre dans une province de Chine et se voir refuser l’entrée parce qu’il n’a pas prévenu ? Arrêtez cela. Vous devez parler sincèrement à vos collaborateurs et leur expliquer qu’il existe des lois », a déclaré le général Eddy Kapend.
Il a également mis en garde contre ces actes, promettant de lourdes sanctions pour les auteurs, incluant la fermeture des sites d’exploitation concernés.
« Il y a des égards à l’autorité nationale et surtout que la défense est en période de guerre. Vous devez mettre ça dans vos esprits, et expliquez à vos partenaires. Sans cela, nous allons fermer le site. Et comment le faire ? Vous ne saurez pas. Même si vous avez des capitaux quelque part, et si ça rentre dans le domaine de la sécurité, personne ne pourra l’es épargner », a-t-il conclu.
Après le Haut-Katanga, le ministre délégué à la Défense, séjourne au Lualaba dans le cadre d’une mission visant à identifier, récupérer et sécuriser les biens et patrimoines des anciens combattants.
Mont Carmel NDEO






























































