La mauvaise gestion des déchets coûterait à la République Démocratique du Congo environ 25 millions de dollars chaque mois. C’est ce qu’a indiqué la ministre déléguée à l’Environnement, en charge de la nouvelle économie du climat, Arlette Bahati.
Dans son intervention lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, la ministre a rappelé que les déchets constituent une opportunité en termes de création de richesses et d’emplois.
Elle a affirmé que la structuration de ces secteurs pourrait générer 50 000 emplois directs et 150 000 indirects, nettoyer nos villes et stimuler l’économie nationale.
Dans cette perspective, Arlette Bahati a préconisé le lancement d’un programme national de gestion et de valorisation économique des déchets, placé sous l’autorité de la Première ministre, pour une meilleure coordination des intervenants et des ministères sectoriels concernés.
La mise en œuvre dudit programme devra se faire en trois phases. « À Kinshasa, comme pilote avant tout déploiement dans les autres villes du pays, il s’agit, phase 1, d’urgence en six mois ; phase 2, de renforcement des capacités en 18 mois ; phase 3, d’opérationnalisation en 24 mois », a-t-elle détaillé.
Elle a sollicité la mise en place d’une task force multisectorielle sur la gestion et la valorisation économique des déchets pour le lancement de la phase d’urgence et une mobilisation générale de la population pour le nettoyage de Kinshasa.
Avec une population de plus de 18 millions d’habitants, Kinshasa, capitale de la RDC, produit environ 10.000 tonnes de déchets par jour dont 40% sont des plastiques jetés dans les rues, à cause d’une gestion calamiteuse.
Mont Carmel NDEO





























































