À Kasasa, un site minier situé dans la zone minière de Rubaya, territoire de Masisi au Nord-Kivu, un nouvel éboulement d’une extrême violence a fait plusieurs morts.
Selon un bilan provisoire avancé par le gouvernement congolais, plus de 200 personnes en majorité des creuseurs artisanaux qui exploitent le coltan dans cette mine contrôlée par la rébellion du M23, dont environ 70 enfants ont perdu la vie.
Dans un communiqué du ministère des Mines, le gouvernement attribue cet accident aux conditions d’exploitation « précaires imposées » aux civils dans ces zones hors de contrôle de l’État.
« L’absence forcée du Service d’Assistance et d’Encadrement des Mines Artisanales et à Petite Échelle (SAEMAPE) et des services de régulation, du fait de l’agression, prive les artisans miniers de tout encadrement sécuritaire élémentaire », indique le ministère soulignant que le périmètre minier de Rubaya avait été classé « Zone rouge » afin d’anticiper ces risques en raison failles dans les mécanismes de certification régionaux, notamment au niveau de la CIRGL.
De son côté, la rébellion explique que l’incident est dû aux fortes pluies de ces derniers jours.
« Le site endommagé est l’un de ceux où la poursuite de l’opération avait été découragée en attendant la sécurisation de la zone et la mise en œuvre de mesures de protection pour les mineurs », indique un cadre de l’AFC-M23.
Ce bilan pourrait s’alourdir alors que les opérations de fouille se poursuivent.
Le 28 janvier dernier, plus de 400 personnes sont mortes sur le même site et dans les conditions similaires.
Rubaya, est une zone minière riche en coltan, cassitérite et tourmaline, des minerais stratégiques prisés. Elle est contrôlée par le M23 qui, selon l’ONU, génère plus de 900.000 dollars américains grâce aux taxes.
Mont Carmel NDEO




























































