L’honorable Dominique Munongo Inamizi a exprimé sa vive indignation et sa tristesse à la suite d’un nouvel éboulement meurtrier survenu ce mercredi 11 mars 2026 sur le site minier artisanal SAFI situé dans l’agglomération de Kakanda dans la province du Lualaba, et alerte sur ce qu’elle qualifie de passivité, voire de complaisance des autorités militaires dans la gestion de l’artisanal.
Bien que le bilan exact reste difficile à établir, les premiers éléments parvenus à notre rédaction font état de 15 corps et plusieurs autres sont encore sous les décombres. Cet incident s’ajoute à une série de tragédies minières ayant frappé la région ces derniers mois.
Connue pour être la « voix des creuseurs artisanaux et des vulnerables », la députée naturelle de Lubudi dénonce la répétition de ces tragédies. Elle pointe du doigt le manque de sécurisation des sites et les conditions précaires dans lesquelles travaillent les exploitants artisanaux.
Face à cette énième catastrophe, elle appelle les autorités compétentes, notamment le ministère des Mines, à passer des discours aux actes concrets pour réorganiser le secteur et garantir la sécurité des travailleurs sur les zones viables.
Cette sortie médiatique vise à exiger une régulation stricte des zones d’exploitation artisanale (ZEA) pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent, dans un contexte où le gouvernement a récemment annoncé vouloir identifier des zones viables pour réorganiser le secteur.
A noter que la cité minière de Kakanda traverse une période de fortes tensions sociales. Les communautés locales dénoncent régulièrement le pillage des ressources minières et l’absence de retombées économiques pour la population.
Cet incident s’inscrit dans une série noire pour le secteur minier artisanal en RDC, où des éboulements similaires ont été signalés récemment, notamment à Tulwizembe (Lualaba) et Rubaya (Nord-Kivu), coûtant la vie à des centaines de personnes en 2026.
JAMES KABWE


























































