Des confessions religieuses ont appelé à la restitution des frais versés au ministère de la Justice pour l’obtention de permis d’exercice de culte.
En effet, à l’initiative de l’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, le gouvernement a institué en mars 2025, le permis de culte afin d’encadrer l’exercice du sacerdoce ou de tout autre ministère religieux sur l’étendue du territoire national.
Il avait justifié cette mesure par le fait que de nombreux lieux de culte fonctionnent sans statut officiel, d’où la nécessité de garantir la reconnaissance légale de leurs activités religieuses.
Par cette mesure, l’ex-ministre condamné pour détournement de fonds, visait à recenser, formaliser et mettre de l’ordre dans le secteur religieux à travers le pays.
Cependant, les frais versés par certaines églises notamment Mangembo, depuis 2025 demeurent non tracés.
Lors d’un service religieux, le
pasteur principal et surintendant général de l’Église de Mangembo, Espérance Mbakadi a fustigé le fait que malgré l’argent payé, les églises n’ont à ce jour reçu aucun document officiel.
« Il ya beaucoup de choses chez nous qu’on ne peut pas expliquer et la seule explication et en plus c’est vrai, c’est la sorcellerie. Tenez, Tout sacrificateur qu’on est, on nous a exigé, de payer le permis d’exercice du culte dont les frais étaient d’environ 25 dollars, et j’ai payé même pour les anciens ( titre de l’église) . Tout prêtre que nous sommes, jusqu’à aujourd’hui, sans trace et le permis nous ne l’avons pas reçu, l’explication non plus. J’ai dit ces choses publiquement et c’est connu. Nous avons payé l’argent pour plus de 50 personnes y compris les conducteurs de cultes. Pire c’est auprès du ministère de la Justice. Soit on restitue notre argent, ce n’est pas normal », a-t-il dénoncé:
En octobre 2025, soit 4 mois après l’arrestation de Constant Mutamba, son successeur Guillaume Ngefa, a mis fin à l’octroi de permis de culte dénonçant l’absence de base légale.
Le ministre Guillaume Ngefa a aussi mis en avant l’engagement du gouvernement à renforcer la liberté de religion et la sécurité juridique et à consolider les réformes structurelles entreprises dans ce domaine pour renforcer la transparence, la rigueur et la légalité dans la gestion administrative et la délivrance des actes publics.
Malgré la suspension de cette décision, les frais versés au ministère de la justice n’ont jamais été restitués tandis que les permis ne sont toujours pas octroyés aux requérants.
Mont Carmel NDEO





























































