La « chasse aux motards » (Wewa) intensifiée à Kitambo et dans d’autres zones de Kinshasa, bien que présentée comme une mesure salutaire de régulation, est perçue par la population comme une décision prise sans mesures d’accompagnement adéquates, entraînant de lourdes conséquences sociales et économiques.
Au rond-point Kitambo Magazin, la police met en application les restrictions de circulation édictées par les récents édits de l’Assemblée provinciale, qui ont paralysés le transport en commun dans la commune de Ngaliema. axes UPN-Magazin, Pompage-Magazin, Ozone-magazin.
Plus grave, les motards sont interdits de circuler sur l’avenue du Tourisme (nzela ya mayi) principale artère qui desengorge les quartiers Mimoza, Kinshasa pêcheurs, Brikin, pompage, Mbudi, Malweka, CPA, et autres. L’unique route autorisée est l’avenue de l’école créant ainsi des bouchons sans précédent.
La suppression brutale de circulation dans certaines zones de ce moyen de transport rapide a créé une pénurie de solutions de rechange, bloquant les citoyens et rendant l’accès au travail difficile.
À Kitambo, la population appelée à faire le pied jusqu’à Chanic pour trouver un moyen de transport de surcroît difficile afin de se rendre vers pompage, DGC, et même UPN.
La population se retrouve contrainte à de longues marches ou à des attentes interminables aux arrêts.
Selon des sources concordantes sur place, les policiers traquent les motards même en dehors des zones interdites, extorquant de l’argent et confisquant des téléphones, ce qui augmente l’insécurité.
Bien que radicale, cette mesure répond à une urgence de mobilité urbaine dans l’un des carrefours les plus encombrés de Kinshasa. Si l’interdiction de stationnement des motards sur les emprises publiques semble « salutaire » pour la fluidité, elle soulève le défi majeur de l’absence initiale d’infrastructures de substitution.
Le manque immédiat de parkings opérationnels durant la phase de transition provoque des tensions, certains motards plaidant pour une tolérance fiscale ou des zones de « dépose-reprise » plus larges pour éviter la confiscation de leurs engins.
JAMES KABWE





























































