L’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo poursuit sa progression. Au 30 juin 2026, les autorités sanitaires recensent 1 406 cas confirmés cumulés, dont 438 décès, soit un taux de létalité global de 31,2 %, selon le dernier rapport de situation publié par le gouvernement congolais et l’Institut National de Santé Publique (INSP).
La province de l’Ituri reste de loin la plus touchée par cette dix-septième flambée épidémique d’Ebola. Les données officielles indiquent que 24 zones de santé y sont désormais affectées, avec l’apparition d’une nouvelle zone touchée, Lolwa, confirmant l’expansion géographique de l’épidémie dans cette province qui concentre l’essentiel des cas enregistrés depuis le début de la crise sanitaire.
Le Nord-Kivu demeure également sous haute surveillance avec 11 zones de santé prioritaires concernées par la riposte. En revanche, la situation apparaît plus stable dans le Sud-Kivu, où aucune nouvelle transmission n’a été signalée depuis le 26 mai. La province ne totalise que trois cas confirmés enregistrés dans la zone de santé de Miti-Murhesa.
Sur le plan de la prise en charge médicale, 609 patients restent actuellement hospitalisés ou placés en isolement dans les structures sanitaires dédiées. Les autorités font également état de 192 guérisons cumulées, signe que les efforts thérapeutiques permettent à une partie des malades de se rétablir malgré la virulence de la maladie.
Les équipes de riposte poursuivent les activités de surveillance épidémiologique, de suivi des contacts, de prise en charge des patients et de sensibilisation communautaire afin de freiner la propagation du virus. Les autorités sanitaires appellent la population à signaler rapidement tout symptôme suspect et à respecter les mesures de prévention mises en place dans les zones affectées.
Cette épidémie, causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, constitue l’une des plus importantes flambées enregistrées en RDC ces dernières années. Les experts sanitaires soulignent que la poursuite des efforts de surveillance, l’adhésion des communautés et le renforcement des capacités de prise en charge restent essentiels pour contenir durablement la maladie.
HERVÉ KABWATILA




























































