Les inspecteurs et contrôleurs du travail, accompagnés d’agents administratifs de l’Inspection générale sont montés au créneau pour dénoncer le sabotage des instructions formellement données par le Président de la République, Félix Tshisekedi, par les ministres des Finances et du Budget.
Devant le Centre financier de Kinshasa qui abrite les ministères des Finances et du Budget, ces agents et cadres de l’IGT réclament notamment le paiement d’arriérés de salaire ainsi que leur intégration à la paie.
Ces contestations s’inscrivent dans un contexte de réforme de l’Inspection générale du Travail (IGT) en République démocratique du Congo.
Lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 10 juillet à Kinshasa, le président de la République Félix Tshisekedi a présenté un vaste chantier visant à réformer en profondeur l’IGT.
De son avis, cette réforme doit permettre de renforcer le respect de la législation sociale de mieux protéger les travailleurs de prévenir les conflits sociaux et d’améliorer le climat des affaires, en réaffirmant les missions de l’institution.
Cependant, il avait relevé que l’action de l’IGT reste freinée par des insuffisances institutionnelles, organisationnelles, financières, logistiques et opérationnelles, réduisant sa capacité à couvrir l’ensemble du territoire national.
Dans ce cadre, le Président Tshisekedi avait exigé le renforcement de l’autonomie administrative et financière de l’Inspection générale du Travail ainsi que la garantie d’une rémunération conforme au statut des inspecteurs et contrôleurs du travail, avec une mensualisation régulière de leurs avantages.
Or, en sit-in au Centre financier, les manifestants estiment que ces engagements ne se traduisent pas encore par des décisions concrètes. Ils demandent le versement immédiat des six mois d’arriérés de salaire et l’inscription effective de l’ensemble des agents concernés dans la paie régulière.
À travers leur sit-in, inspecteurs, contrôleurs et agents administratifs disent vouloir faire entendre leurs revendications et rappeler que la réforme de l’IGT ne pourra être crédible que si l’institution dispose des moyens nécessaires et si ses agents sont rémunérés conformément aux orientations annoncées par le sommet de l’État.
Mont Carmel NDEO




























































